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COREESPONDANCE.
RÉPONSES AU.\ DEKNIÉRES QUESTIONS DU BON GÉNIE
Oh! pour le coup, mes amis, tous m'avez donnt; cette l'oii, non pas une pénible, mais une longue et difficile besogne. Je suis sûr que vous auriez tous ri de bon cœur, si vous m'aviez vu devant mon bureau couvert de vos lettres classées par petits tas, griffonnant des notes sur chacune, et me grattant le front, dans l'embarras où j'étais de choisir entre telle ou telle. " C'est celle-ci... Non, c'est celle-là... Cependant cette petite phrase est bien jolie... Oui, mais voilà une pensée qui vaut mieux... Cependant c'est dommage de ne pas... Allons, je me contenterai d'un extrait. Ah! en voici une fort bien: pas assez bien, toutefois, pour être imprimée eu entier... et malheureusement il n'y a pas de phrase à détacher... Cela mériterait pourtant mieux qu'une mention. ^lais comment faire? Ma petite feuille u'est pas assez grande pour y mettre tant de choses; il faut à toute force choisir... » J'ai marmoté bien des mots de cette sorte, mes amis; et quoique nous soyons encore loin de la canicule, le fait est que jai été obligé de m'essuyer le front. Enfin, après bien des hésitations, des révisions, des consultations, voici, en mon âme et conscience, le résultat de ce grand travail, dont j'au-
rais mauvaise grâce à me plaindre, car j'y trouve une de mes plus agréables distractions.
Mes dernières questions , comme vous savez , étaient relatives à ma fable intitulée: La Tourterelle, la Cigogne et le Coucou. J'avais adressé les mêmes à tous mes correspondants, comme me paraissant être à la portée de tous les âges. Je ne m'étais pas trompé, car j'ai reçu de fort jolies réponses de mes plus jeunes abonnés, comme des plus avancés. Parmi celles de ces derniers, les deux lettres qui m'ont paru mériter décidément la préférence, sont celles de Mademoiselle Caroline L...., et de Mademoiselle 5opAie Ch —
Les voici:
«Mon bon Génie, il est difficile de rassembler àla-fois un plus grand nombre de leçons de morale, qu'on n'en trouve dans votre charmante fable. En effet, la tendresse maternelle, la piété filiale y sont opposées à la froideur de l'égoïsme; et ce contraste, en faisant ressortir et chérir ces deux premières vertus, rend le vice encore plus odieux. Tous les jours, dans le monde, on rencontre de ces rapprochements qui, frappant plus fortement l'esprit, s'y gravent plus profondément. Sans doute, l'on aime et l'on admire^i^^ç la vertu pour elle-même; mais seule et isolée, elle ^s^'^V,-^ moins apréciée que lorsqu'elle s'exerce dans le voi^,,,^^^
nage du méchant. C'est alors qu'elle brille de tout son éclat; semblable à ces effets de lumière que l'on voit dans un tableau, et qui ressortent avec d'autant plus de vérité, que l'on a eu soin d'y opposer un côté d'ombre.
« Vous avez pu deviner d'avance, mon bon Génie, les sentiments de chacune de vos abonnées sur la conduite et le langage des trois personnages qui figurent dans votre fable. Accoutumée aux soins affectueux d'une mère, comment ne saurais-je pas aprécier la tendre prévoyance de la tourterelle? son abnégation d'elle-même, peinte d'une manière si ingénieuse par ce vers :
" Et pour moi, je n'ai faim que quand ils ont manyé?
«La conduite de la cigogne n'inspire pas moins d'intérêt; mais j'avoue que je trouve si naturel ce sentiment de la reconnaissance envers ses parents, que je crois qn'il y aurait presque de la vanité de ma part à adtuirer une manière d'agir que je me sens capable d'imiter sans effort.
<( J'avoue que je suis embarrassée pour déterminer, entre la tourterelle et la cigogne, laquelle m'inspire le plus d'intérêt. Cependant, je pencherai pour la cigogne, car la tourterelle, du moins, heureuse au milieu de sa jeune famille, voit ses petits grandir et embellir à l'abri de son aile; tandis que la cigogne, sacrifiant sa jeunesse à son vieux père, voit s'écouler ses plus beaux jours loin des plaisirs de son âge, et ne peut même trouver de compensation dans l'espérance qui diminue toutes les douleurs, puisque chaque join- qui s'écoule rapproche le cruel moment d'une séparation, que ses tendres soins peuvent éloigner, mais qu'ils ne peuvent empêcher.
11 Si j'eusse été présente, lorsque le coucou prononçait les derniers mots qui terminent la fable, je lui aurais répondu ; Qu'il pouvait trouver ybrt bon d'être sa sente affaire, alors qu'il ne manquait de rien, mais que, quand viendraient les jours du malheur ou de la vieillesse, il sentirait tous les tourments de la solitude; qu'alors, mais trop tard, il regretterait de n'avoir aucune main amie pour le soulager dans ses souffrances; qu'alors il se repentirait de cet égoïsme qui, le rendant insensible aux malheurs des autres l'empêche aujourd'hui d'être plaint de personne. Enfin j'aurais terminé, en lui disant qu'un bonheur partagé est doublé, tandis qu'une peine partagée est diminuée de moitié. « Cakoline L »
u Mon bon Génie, le langage des trois oiseaux qui figurent dans votre jolie fable, me fait penser que la tourterelle représente la tendresse maternelle la cigogne la piété filiale, et le coucou l'('goïsme.
11 Je préfère la cigogne il la tourterelle, parce qu'elle prend soni de sou |)ere, de sa mère et des vieux oi-
seaux de son espèce. Étant si bonne fille, elle doit être bonne mère. La tourterelle est bien bonne pour ses jietits; mais elle oublie ses parents, une fois qu'elle est grande, et ne songe qu'à ses enfants. La cigogne réunit les deux qualités.
Il Voici, mon bon Génie, ce que j'aurais dit au coucou, si j'avais été là : Monsieur l'égoïste, vous vous trouvez heureux d'être seul; mais vous ne goûtez pas, comme la tourterelle, le plaisir d'avoir des enfants, de les soigner, de les voir grandir et profiter des bonnes leçons et des bons exemples qu'elle leur donne. Vous n'avez pas, comme la cigogne le bonheur d'être reconnaissant; vous ne connaissez ni pnrents, ni amis, ni enfants, ni vieillards; vous ne songez qu'à vous, et vous croyez être heureux! Non , détrompez-vous : vous êtes un ingrat. Si vous devenez malheureux ou infirme, qui vous soignera? Vos parents, il est vrai, vous ont abandonné; mais vous avez abondonné vos bienfaiteurs : vous méritez d'être malheureux, de ne pas trouver un ami. Adieu; tachez de profiter des conseils que je vous donne, et imitez les vertus de lu cigogne. « Sophie Ch.... »
Je vais consacrer le plus d'espace possible à des extraits d'autres lettres de lu première division , car j'en ai un bien grand nombre de fort intéressantes.
Il Les actions, les paroles de la tourterelle me rappellent bien ma bonne mère. Que de soins n'a-t-elle pas prodigués à mon enfance? Pendant les différentes maladies qui ont affligé mon jeune âge, elle n'avait besoin de repos que lorsque je le goûtais depuis long-temps. Oh! qu'elle aurait bien pu dire de ses enfants :
" Et poiu" moi, je n'ai faim que quanil ils ont mange, 11 J'espère que le langage de la cigogne ne me sera jamais étranger: tout y respire l'amour filial; elle s'occupe à soutenir les jours de son vieux père; quel bonheur! Puissé-je aussi plus tard soutenir ceux du mien, et lui rendre ce qu'il me donne aujourd'hui! So)i cœur palpite d'espérance; le mien battra de reconnaissance, n (M. Eugène R...., a. Beauvais. )
11 La tourterelle m'a fait penser à mes parents, et bénir le ciel qui me les a donnés; mais puisqu'il faut dire quel est celui des trois personnages dont la conduite m'inspire le plus d'intérêt, je me décide pour la cigogne, parce que je peux entrer dans ses sentiments, parce que mon cœur me dit (ju'à sa place j'agirais comme elle, et qu'un enfant est bien heureux, lorsqu'il peut dire, en parlant de son père :
Cl Qunml je recevais tout ile lui,
• Son cuur palpitait d'espérance ;
Il Et quand je lui donne aujourd'hui,
" Le mien bat de reconnaissance. »
( M"' Célinie de B , ù Caen. )
» Je me décide pour la tourterelle, parce qu'elle a soin de ses petits, sans en avoir reçu aucune preuve d'attachement et de reconnaissance. Au contraire, si la cigogne agissait autrement, elle serait une ingrate. N'est-ce pas le premier besoin que l'on éprouve, et un grand bonheur, que celui de pouvoir dédommager ses parents des soins et des peines qu'on leur à causés? » (M"' Clémence de F..., à Villebadin. )
«Je suis persuadée que si la tourterelle et la cigogne avaient eu moins de sollicitude et d'empressement à donner leurs soins, l'une à ses chers nourrissons, et l'autre à son père bien aimé, elles auraient répondu au coucou :
«Malheureux, qui fais consister le bonheur dans ton isolement ! Tu pourras rester encore quelque temps dans cette illusion; mais lorsque l'âge aura amené les infirmités, tu sentiras que nul ne peut se suffire à soi-même, et tu réclameras peut-être en vain un secours auquel ta vie passée ne t'aura donné aucun droit. D'ailleurs, crois-tu donc qu'il soit pénible de donner des soins à des enfants qu'on chérit et à un père qu'on affectionne? Ce sont, au contraire, les plus douces jouissances que l'on puisse se procurer dans ce monde, et que tu n'auras jamais le bonheur d'éprouver, u
(M"' Jiitoinette R. de la M , à Marseille.)
«J'aurais dit au coucou: Allez, Monsieur, retournez à votre trou, y dormir tout à votre aise, libre de tous les soins de l'amitié; allez, vous ne valez pas la peine qu'on s'occupe de vous; on ne peut que vous plaindre et vous mépriser, car vous êtes malheureuv par votre propre faute. » (M. Louis Ilermann , à Mézièf es. )
« La conduite que je préfère est celle de la cigogne: je vois avec plaisir cette Antigone au long bec, se dévouer toute entière à son père. Nul autre sentiment ne peut toucher son cœur; lorsqu'elle n'est pas auprès de lui, elle est inquiète; aussi ne perd-elle pas son temps à discourir.... « (M"' Caliste B )
«Je crois qu'il n'y a pas de devoir plus doux et plus agréable à remplir, que celui de rendre à nos parents, lorsqu'ils sont vieux, une partie des soins qu'ils ont pris de notre enfance. » (M"" Mattnlde de la B , à Nantes.)
« Sans affections tendres, on n'a point de jouissances vraies; et je pense que, si un être sensible perdait en même temps toutes ses affections, (ce qui n'est pas possible, car il y aura toujours des malheureux), il ne pourrait exister.» (M"' C. J., à Saint-Martinle-Beau.)
«Il m'a semblé qu il y avait, dans la conduite de la tourterelle, plus de désintéressement que dans celle 3e la cigogne. Cette dernière ne faisait que rendre à
son père ce qu'il avait déjà fait pour elle, comme elle le dit dans ce vers:
u Je lui rends ce qu'il fit pour moi dans mon enfance, u La tourterelle n'a que l'espérance de voir ses enfants ressembler à la cigogne. » (M"' Ernestine P ,
à Montataire. )
« On prétend que lorsque leurs pères et mères (des cigognes) sont devenus vieux, il souffrent du froid, pendant l'hiver, à cause de la perte de leurs plumes. Les jeunes cigognes alors, les portent dans leurs nids, s'arrachant leurs propres plumes pour les couvrir, et vont chercher leur nourriture. » (M"' Ernestine II. de Saint-V..., à la maison royale de Saint-Denis.)
Je craindrais de tomber dans des répétitions trop nombreuses si je multipliais davantage ces extraits; je vais donc me borner à mentionner honorablement plusieurs autres lettres dont la plupart mériteraient mieux qu'une mention. Ce sont celles de
M"' ^/i'/ie L , deBaugé; 'SV' Euphéinie de M..... ,
à Osmond; M. Adolphe Lindt; 'SI"' Ariane de C.....; "SV^' Virginie B...., de Metz; M. Ambroise Beauchef,
de La Flèche; M"' Cécile de P ,- W' Emma H. de
Saint-Y..., à la maison royale de Saint-Denis; M. Albert Patersi; M"' Julie Ch ,■ Ml'^' Angeline E....; M"'
Stéphanie de F...., de Rouen; M"° Henninie G...., de
Lyon; W^' Jacqueline P , de Maastricht: M. Jules
Guérin.
Parmi les lettres de la seconde division, composée de mes plus jeunes correspondants, jai cru devoir placer au premier rang les deux suivantes:
«Mon bon Génie, la tourterelle est comme une bonne mère qui ne veut pas avoir de plaisir sans ses chers petits. Ce sentiment est bien peint dans ce vers : Je n ai faim que quand ils ont manijé. C'est aussi comme cela que pense maman. Que je trouve la cigogne heureuse de pouvoir rendre à son vieux père ce qu'elle a reçu de lui pendant son enfance! Que je voudrais être en âge de rendre à mes bons parents tous les soins que je reçois d'eux chaque jour.
«Les anciens regardaient les cigognes comme sacrées; mais à Strasbourg et en Allemagne, où il y en a beaucoup, qui font leurs nids au-dessus des cheminées, on ne pousse pas cette idée si loin, et l'on croit seulement qu'elles portent bonheur aux maisons où elles s'établissent.
«Pour le coucou, il ne m'inspire point d'intérêt, car les égoïstes n'en inspirent jamais. J'ai été bien embarrassée pour choisir entre la cigogne et la tourterelle; cependant je préfère cette dernière, parce qu'elle ressemble à Maman. Comme la tourterelle, ^Liman se prive de bien des plaisirs pour rester avec nous, et préfère notre société à toute autre. Cepen-
dant, la cigoijne n'est pas moins diyne dadmiiation pour ses bonnes qualités qui, je crois, ne se trouvent dans aucun autre oiseau.
Il Si j'avais été là, quand le coucou proféra les paroles qui terminent votre jolie fable, je lui aurais dit: Vous n'êtes i>as aussi heureux que vous le dites, car vous ne connaissez pas les douceurs de l'amitié. Vous n'avez ni parents ni amis, comme la cifjogne dont vous vous moquiez tout-à-l'heure; quand vous serez vieux, vous n'aurez pas d'enfant comme elle, pour vous apporter votre nourriture; et tout cela, parce que vous êtes un égoïste.
Il Aimée L , de Strasbourg. Neuf ans et demi.»
(1 Mon bon Génie, la tourterelle est une bien tendre mère. Je trouve que c'est bien à elle d'avoir soin de ses enfants, et si j'étais à sa place, je ferais tout comme cela. Je trouve qu'elle ressemble à Maman, car elle nous aime de même. La cigogne a bien raison de soigner son vieux père. Quand mon Papa sera vieux, je le soignerai de mon mieux. Le coucou est un oiseau qui ne veut pas se donner de peine; il ne pense qu'à lui-même. Personne ne l'aimera; aussi il sera toujours malheureux. La cigogne m'intéresse le plus, parce qu'elle est reconnaissante du bien que son père Im a fait quand elle était petite.
II Si j'avais été là , j'aurais dit :
Il Monsieur le coucou , vous n'avez pas soigné votre père, vous ne vous chargez pas de vos enfants, vous n'aimez que vous; vous n'aurez jamais d'amis, et quand vous serez vieux et malade, personne rje voudra vous soigner, et vous n'aurez pas le droit de vous plaindre.
"Lucie de P...., lo ans.»
Mes plus jeunes correspondants se sont véritablement distingués cette fois, et presque toutes leurs lettres sont très satisfaisantes. Je n'en «lonnerai pourtant pas d'extraits, parce que ce sont toujours à-peu-près les mêmes choses dites en d'autres termes; mais je mentionnerai, comme très dignes d'être remarquées, les lettres portant les signatures suivantes:
M"" Jinélie W., de Corbeil; M"'^ Léonie D...., de Lyon ; M"° Cécile de F..... ; INL Barthélémy Lecarpfnder, de Ilonfleur; M. Charles Boysscl; M"" Hermine de la
B , de Nantes; W Berthe B...., de Châlons-sur-
Saône; M"' Pauline de M...., à Osmond; M"' Marie de il/.....; M"' Louise le M , à Ilcnnebon; M. J. Chevalier; M. Louis Beauchef, de La Flèche.
J'ai réservé, pour la citer à la fin, une petite lettre fort naïve, de M. Anatole de T...., qui m'a paru intéressante, à cause de l'extrême jeunesse de mou petit correspondant; il n'a que sept ans et demi:
«Mon bon Génie, la tourterelle a bien de la ten^ dresse pour ses petits, de ne penser à elle qu'après s'être occupée d'eux.
"La cigogne a bien de la reconnaissance, pour rendre à ses vieux parents tous les secours qu'elle a reçus d'eux.
«Le coucou fait bien mal de ne penser qu'à lui, qu'à manger. Il fit une bien mauvaise leçon à ses compagnons, en leur disant : Ueposez-vous si vous
n'avez plus faim. La tourterelle fit bien de lui répoudre: J'ai d'autres besoins; il faut que je porte ce repas à mes petits. Et la cigogne : J'ai aussi d'autres devoirs; il faut que je rende à mes parents ce qu'ils ont fait pour moi dans ma jeunesse.
" Je trouve que la tourterelle et la cigogne ont deuxbeaux caractères. Cependant, je préfère la cigogne à la tourterelle, parce qu'il vaut mieux prendre soin de ses vieux parents que de ses enfants. Je ne dis pas que ce soit mal d'avoir soin de ses enfants; mais on peut de temps en temps s'occuper deux, leur donner leur devoir à faire, et ensuite retourner satisfaire aux besoins de ses parents.
Il Je dirais au coucou: qu'il n'est qu'un gourmand, et que, quand il fait des œufs, au lieu de les mettre dans le nid d'un autre oiseau, il devrait en faire un, et prendre la peine de les couver.
«Adieu, mon bon Génie, je vous embrasse bien. » A^'AT0LE DE T..., à Autun, 7 ans et demi. »
EXPLia\TION DE LA DERNIERE CHARADE.
Le mot de ma dernière charade est élude, dans lequel on trouve e', tu et de.
Plusieurs de mes correspondants l'ont devinée. Quelques uns se sont trompés, en y trouvant étoile; d'autres se sont aussi trompés, eu prenant le mot études au pluriel. Je vais choisir, parmi les diverses explications qui m'ont été données, ce qu'il y a de mieux, afin d'en offrir une complète.
(I Mon premier est la voyelle e.
Il Mon second, le pronom tu. J'aime beaucoup à le prononcer; il me fait penser à Papa et à Maman, et à l'amitié que j'ai pour eux. » ( M"' Emma de Saint-Y..)
" Le troisième est l'article indéfini DE. Il y a cependant des personnes qui n'admettent de que comme une préposition. » (M"' Cécile de J^.... )
Il On appelle étude une application constante à tout ce que l'on peut apprendre. J'ai lu quelque part que l'étude était la vie de l'esprit; en effet, c'est une nourriture propre à l'ànie. Louis XIV demandait un jour au duc de Vivonne, quel avantage il retirait de toutes ses lectures. " Sire, répondit-il , elles font à mon «esprit ce que vos perdrix font à mes joues. >' Quels avantages l'étude ne procure-t-elle pas? Elle orne l'esprit, donne le goût des choses solides, et nous offre un délassement agréable. C'est le livre classique de tous les âges. » (M"" Clémence de F...)
Il L'étude est, après la vertu, ce qui contribue le plus au bonheur de la vie. Quelle jouissance, quand par son application à l'étude, on a satisfait ses parents! Plus tard, l'étude sauve de l'ennui; par elle nous parvenons à triompher de mauvaises habitudes; avec elle nous défions le malheur; elle nous fait oublier l'ingratitude du sort; et quand on ne lire pas vanité du savoir qu'a procuré l'étude, elle donne le moyen de se rendre agréable aux autres, de les intéresser et de s'en faire aimer, n (M"' Aline L )
Imprimehie de JULES DIDOT AINK, imprimeufi u\> ne
ilii Poni-clc-l.oili.
Dimanche, 8 Avnii. i
Le prix de l'abonnemen est, pour Paris, de 2 2 franc:
par an, et de 12 francs pour ej!f-| six mois. Pour les dêparlenienls, de 24 francs par an , et i3 francs pour six mois.