‹ Le Bon génie (volume 3)Chapitre 34 sur 169 · GRENUS · texte numérisé non relu

GRENUS

VARIETES

Je sais que plusieurs de mes lecteurs doivent aux méthodes ingénieuses de l'abbé Gaultier, une grande partie de l'agrément et de la facilité qu'ils ont trouvés jusqu'ici dans leurs études. Il apprendront sans doute avec plaisir qu'un portrait de cet excellent ami de l'enfance et de la jeunesse vient d'être reproduit et

multiplié par le moyen de la lithographie. Ce porti ait est (l'une ressemblance frappante. Il m'a retracé, après huit années, les traits de cet homme vénérable de manière à produire en moi l'émotion qu'on éprouve en revoyant une personne chère et res))ectée, dont on a été long-temps séparé. Je juge, par le plaisir qu'il ma causé, de celui qu'il procurera à ceux qui ont connu comme moi le bon abbé Gaultier; et je suis convaincu que ceux là aussi qui ont recueilli, sans le connaître, le fruit de ses utiles travaux, seront également charmés de pouvoir contempler Us traits d'un homme qui a applani pour eux la route de l'étude. — Ce portrait se vend chez Villedieu, marchand d'estampes, rue des Filles-Saint-Thomas, n° 1 1. Prix i fr., et sur papier de Chine, i fr. aS centiines.

— En parlant de l'abbé Gaultier je me rappelle une pensée de Plutarque, qu'il avait coutume de répéter souvent aux jeunes gens et qui peut trouver ici sa ])lace :

« Le laboureur aime à voir les épis se pencher en se balançant vers la terre; ceux qui, par légèreté, portent la tête haute, il juge qu'ils sont vides et qu'ils n'ont qu'un orgueil stérile. Il en est ainsi des jeunes gens qui ont quelque teinture des sciences; ils annoncent d'autant plus de vanité dans leur maintien, dans leur démarche, ils affectent d'autant plus de mépriser tout le monde qu'ils sont plus vides en effet. Mais quand ils parviennent à cueillir les fruits de la sagesse, quand ils commencent à se remplir, ils se dépouillent de leur insolence et de leur vanité.»

— Plusieurs fautes se sont glissées dans mon dernier numéro, dont je n'ai pas pu surveiller l'impression avec autant de soin que de coutume. Je prie mes lecteurs, et sur-tout l'aimable correspondante qui m'a donné l'histoire de la Petite Capricieuse, de vouloir bien m'excuser. Voici comment ces fautes doivent être corrigées: Page 102, 1" colonne, ligne 5i, au lieu de cuivre Japon, lisez-, cuivre du Japon. Page io3, 1" col. , ligne 3o, au lieu de elle put, lisez : elle ne put. Page io3, 2' col., ligne i4,au lieu de autres réflexions, lisez: utiles réflexions. Même page, même colonne, ligne 4^, au lieu de elles tinrent compte , lisez: elles lui tinrent compte.

— On m'a adressé phisieurs questions auxquelles je regrette de ne pouvoir plus répondre, parce que j'ai déjà traité lis sujets dont il s'agit. Ainsi, par exemple, on m'a demandé un article sur le diamant; je ne puis que renvoyer mon correspondant au numéio 7 de cette seconde année du Journal, où j'ai parlé de ce brillant et intéressant minéral.

AVIS. — Ceux de nos souscripteurs de qui l'abonncnuritdatedu i" mai 182;") pour un an, ou du 1" novembre i8.>.;î pour six mois, sont invités à le faire renouveler avant le dimanche, 5 mai prochain, afin de ne pas éprouver d'interruption dans l'envoi du Journal.

iMPP.iMEniE Dt JULES DIDOT AÎNÉ, imi'HIMEI'R do roi, rm du l'oni-de-Li.ili

lllMASr.lIE, 3o AÏUIL 1826.

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