‹ Le bon moyen! comédie en trois actesChapitre 51 sur 111 · ACTE DEUXIÈME · texte numérisé non relu

ACTE DEUXIÈME

BABIOLE

Vous ne voulez pas de bromure ? Alors, prenez une maîtresse!

nUTAGQ.

Hein?

ZOÉ

Qu'est-ce que tu dis là?

BABIOLE

Comme ça, il laissera peut-être sa femme tranquille !

ZOÉ

Oh!... Avec lui. ça ne changerait rien ! Il serait jaloux des deux et voilà tout !

DUTAGQ.

Non, il n'y a qu'une chose à faire : flanquer à la porte ce Castabel de malheur! Et je crois que ça ne va pas traîner !

BABIOLE

En attendant, vous l'invitez'à dîner ?

DUTAGQ.

Pas moi... ces dames ! Elles en sont toquées de ce barbouilleur! Il ne nous quitte plus maintenant; il est toujours fourré ici... avec sa femme, à laquelle il fait une cour effrontée, devant moi, sous mes yeux!...

BABIOLE

Vous devez en pousser, des hurlements?

DUTAGQ.

Moi?... Rien... pas un mot !

BABIOLE

Bah!

DUTACQ

Mon cher, je ne me soupçonnais pas une pareille force d'àuie! Je vois tout, j'écoute tout, j'observe tout... et je ne dis rien!... Je souris même parfois...

ZOÉ, à part.

Et quel sourire I

DUTAGQ.

Je ris; je plaisante... enfin, on n'a rien à me reprocher : je suis très gentil I

BABIOLE

Bravo I

DUTAGQ.

Quand la moutarde me monte au nez par trop fort, je récite l'alphabet ou je vais jurer dans le jardin... et je reviens ensuite, doux et apaisé I... Ainsi, en ce moment, me voilà calmé... Je rentre, le sourire aux lèvres !...

Il grimace un sourire rageur.

BABIOLE

Charmant!... Vous l'avez, vous, le sourire!

DUTAGQ.

A, B, :C, D, E, F, G... — Ah !.. Le gredin !... — I, J, K, L, M, N...

Il sort à gauche, premier plan.

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