CE QU'A DONNE LA BIBLE
Le mouvement libéral a commencé quelque pari. Il est né en Angleterre.
Or, voici ce qu'on dit :
L'Angleterre a saisi la liberté, parce que la noblesse anglaise s'est alliée au peuple pour con-, tenir et pour réprimer le pouvoir royal, tandis qu'en d'autres pays la royauté s'est appuyée sur le peuple pour résister à la noblesse et pour la démolir.
Cette explication n'explique rien. Les parle-
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ments soi disant libres avaient perdu toute indépendance sous les Tudor, et TAngleterre côtoyait d'aussi près que ppssible Tabîme du despotisme absolu. Les autres pays y sont tombés. Pourquoi pasl'Angleterre? pourquoises libertés parlementaires ont-elles pris une invincible réalité, tandis qu'ailleurs, tandis qu'en Espagne, par exemple, la fière indépendance des Cortès s'évaporait comme une ombre, au premier signe de Charles- Quint?
L'histoire nous répond.
Les Tudor, qui rencontrent un parlement très-faible, ne se gênent pas avec lui. Sous le règne d'Henry VIII, sous celui d'Élizabeth, la demi réforme opérée par les souverains n'émeut aucun esprit de liberté.
Mais attendez! à côté de la demi réforme, la
réforme complète a paru, les hommes du pur Évangile se sont levés; ils ont rejeté la Tradition^ ils ont rétabli l'autorité suprême de la Parole •de Dieu ! Aussitôt tout se réveille, tout se met debout ; et les Stuart trouvent devant eux une résistance que n'ont pas connue les Tu- ^or*
Ils ne s'y trompaient pas, eux ; ils savaient •quel étroit rapport unit TÉvangite à la liberté. Aussi le premier des Stuart, Jacques l*»", ayant en face de lui les Puritains, leur adresse-t-il •cette sincère et brutale allocution : « Vos doctrines s'accordent avec la monarchie — telle {pill Tentendait — comme le Diable avec Dieu î Point •d'évêques, point de roi. Quant aux dissidents, qu'on les pende ! »
A mesure que s'étend l'action puritaine et que