‹ Le bon vieux temps; (volume 2)Chapitre 33 sur 51 · L'ENROLEMENT FORCE DES MATELOTS. — ORIGINE DU MOT CHOU A YEN · texte numérisé non relu

L'ENROLEMENT FORCE DES MATELOTS. — ORIGINE DU MOT CHOU A YEN

De 1800 à 1820, il arrivait fréquemment que des personnes disparaissaient mystérieusement de Québec et on n'en entendait plus parler.

Ces personnes étaient victimes de " la presse des matelots " pour les navires de Sa Majesté George IV. La " presse " était l'enlèvement par la force de n'importe quel homme propre au service maritime. Lorsque l'effectif d'un vaisseau de guerre était diminué par des désertions ou autrement, les cadres étaient remplis par la " presse ", une journée ou deux avant le départ du navire.

Lorsque la " presse " devait avoir lieu, dix ou quinze matelots, armés de bâtons, de coutelas, et de pistolets faisaient irruption, la nuit, dans des auberges ou des maisons publiques et empoignaient les honmies qu'il leur fallait. On bâillonnait ces derniers et on les portait pieds et mains liés à bord du vaisseau. Alors, ni vu ni connu, je l'embrouille, le Canadien pressé, restait à bord et devenait marin dans la flotte de Sa Majesté, et parcourait la Méditerranée, les mers de Chine et des Indes Orientales.

Le parlement anglais, en 1779, avait passé une loi à l'effet de permettre la presse des matelots.

Lorsque les victimes se défendaient contre leurs barbares agresseurs elles étaient assassinées sans merci et leurs meurtriers n'étaient jamais traduits devant les tribunaux.

Le Canadien du 19 septembre 1807 raconte, comme suit, l'assassinat d'un Montréalais à Québec, par une bande de la " presse " (press-gang) .

Le Canadien du 19 septembre 1807 dit :

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