Un bonheur qui s’éternise
La vertu n’a pas qu’un effet passager. Elle se pratique sur la terre, mais elle est couronnée au ciel. Le bonheur, dont elle est la source, ne saurait en être séparé.
Si la vertu est une semence d’éternité, le bonheur qu’elle procure est un bonheur d’immortalité:
Rien ne sera détruit là-haut des joies pures et saintes que l’on aura goûtées ici-bas dans la pratique de la vertu et dans le travail de la perfection. Tout au contraire, ces joies seront accrues à l’infini et deviendront les délices enivrantes dont jouissent les élus dans la félicité de la vision béatifique.
Il n’y a pas de gage plus assuré d’un bonheur sans fin, que celui d’âimer Jésus et de ne vivre que pour Lui. Ah ! que notre bonheur est grand de pouvoir jouir ainsi dans l’exil de la compagnie et de l’intimité de Jésus qui ne nous demande, pour nous rendre éternellement heureux, que de ne plus jamais L’offenser et de Le servir dans l’amour et la fidélité.
M. E. de la Croix
Paris. — Avec permission de l’Ordinaire.
Tous droits de traduction et de reproduction réservés.
Maison du Bon-Pasteur, 228, Boulevard Péreirc. Paris N° 8
Jésus source et centre du Bonheur
Jésus ne puise pas le bonheur, comme les créatures, en un autre que Lui-même. Il est Celui qui seul contient le bonheur. Plus encore, le bonheur c’est Lui.
D’où, de même que, pour qu’un être existe, il doit tirer son existence de Jésus ; ainsi, pour être heureuse, toute créature doit puiser le bonheur en Lui.
C’est donc se tromper, que de chercher le bonheur en dehors de Jésus. C’est s’illusionner, que de se croire heureux, lorsque Jésus n’a aucune part à notre bonheur.
C’est être insensé que de mettre son bonheur à jouir des biens terrestres et des plaisirs de ce monde, puisque rien et personne autre que Jésus ne possède et ne peut donner le vrai bonheur.
Ah ! heureuses sont les âmes qui ont compris cette vérité essentielle du bonheur et qui font de Jésus, de son service et de son amour, la raison et la source de toutes leurs joies d’ici-bas.
Jésus ne nous a créés qu’en vue de nous rendre heureux. Le seul fait de notre existence est déjà une promesse de bonheur.
Jésus ne nous a rachetés que pour nous rendre nos droits à un bonheur éternel. Chaque goutte de son Sang versée pour nous est un gage d’immortalité bienheureuse.
Jésus nous redit sur tous les tons, dans ses enseignements et dans les phases diverses de sa vie, qu’il est venu pour raviver la foi, rendre l’espérance, gagner la confiance, purifier les consciences, montrer le chemin du ciel, donner la grâce d’y marcher en s’appuyant Sur Lui et en -en recevant la joie, la paix, l’amour et l’assurance des éternelles récompenses.
Qui donc, autre que Jésus, pourrait remplir ainsi les àïhes des joies ineffables qu’elles goûtent dans ses promesses de bonheur?
Qui doue a jamais été trompé, en marchant h k lumière dés enseignements de Jésus nous assurant qu’il est la voie, la vérité et la vie ; et que Le suivre, L’écouter, L’imiter et L’aimer, c’est le gage de la vie éternelle ?
Quelle est l’âme que Jésus n’a pas rendue heureuse, lorsqu’elle a suivi ses divines inspirations et qu’elle s’est efforcée de marcher dans la voie de ses commandements et de son bon plaisir ?
O joies trompeuses du monde, o langage perfide de la nature, je ne croirai plus jamais en vous, .l ai entendu la voix de Jésus, mon Sauveur, et je crois à ses promesses infaillibles de bonheur,
Le monde promet facilement ce qu’il ne peut donner. C’est son habitude de ne rendre que de l’illusion en retour de la foi trop hâtive que l’on ajoute à ses promesses.
j Lorsque Jésus promet le bonheur, Il le donne ; parce qu’il en est le détenteur et que, étant souverainement bon, son propre bonheur est de faire des heureux.
C’est ainsi qu’il récompense tous ceux qui mettent leur confiance en Lui et qui sacrifient les fausses joies du monde pour trouver à son divin Service les pures consolations de la piété et la paix du cœur qui est le fruit précieux de la vertu.
Il n’y a qu’à aller à Jésus, pour trouver le secret du bonheur; Il le donne en se révélant à l’âme. Chaque manifestation de Lui-même est une lumière nouvelle sur l’essentielle félicité dont 11 est la source.
Il n’y a qu’à s’adresser à Jésus, pour effacer- de son esprit toutes les vaines conceptions que. l’on se fait du bonheur et comprendre, par expérience, que Lui seul est tout le bonheur et que Le posséder dans son âme, c’est être souverainement heureux.
Il n’y a, en quelque sorte, qu’à s’emparer de Jésus par l’amour et à L’établir le roi de son cœur, pour ne plus apprécier d’autre bonheur que celui de vivre et de mourir dans son amitié.
Croire à Jésus, c’est croire au bonheur.
Posséder Jésus, c'est posséder le bonheur.
Aimer Jésus, c’est éterniser son bonheur.
Ce que Jésus donne n’est ni factice ni éphémère. Ne pouvant donner que la vérité, ce sont des parcelles de la science éternelle qu’il distribue. N’étant qu’amour, Il ne peut communiquer que de l’amour. Etant la source essentielle du bonheur, Il peut répandre à l’infini les joies intimes de son Etre dans le cœur de tous les hommes.
Ses dons sont sans repentance. Son amour ne connaît point de bornes. Le bonheur dont II inonde le monde des âmes ne saurait jamais s’amoindrir.
En croyant à Jésus, on est sûr de ne jamais errer. En aimant Jésus, l’on est assuré d’être toujours heureux. En se contentant du bonheur goûté au service de Jésus, l’on ne peut douter que ce tendre Maître l’accroîtra sans cesse jusqu’au jour où 11 nous confondra en Lui dans les ivresses de la félicité éternelle.
O Jésus, je sens en moi des besoins infinis de bonheur. Vous seul pouvez les satisfaire. Vous m’avez fait pour Vous, et Vous êtes les délices du Paradis. Mon unique bonheur et mon éternité d’amour, c’est Vous, ô le Jésus de mon cœur.
M. E. de ta Croix
Paris. — Avec permission de l’Ordinaire.
Tous droits de traduction et de reproduction réservés
Maison du Bon-Pasteur, 228, Boulevard Péreire. Paris
Vivre pour Jésus, secret du Bonheur