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Le mélange de joie et de tristesse

des affections humaines.

Il est, bien difficile de n’éprouver que de la joie dans les affections de la terre. Est-ce même pos- ! sible ? A moins de vivre peu et de n’avoir pas le temps d’expérimenter les conditions de toute affection humaine.

Il y a trop d’intérêts divers en jeu et il entre trop d’éléments disparates dans l’amitié et l’amour des créatures, pour qu’il ne passe pas des ombres i dans les cœurs et qu’il ne s’infiltre pas des peines et des tristesses dans les relations même les plus sincères et les plus affectueuses.

L’affection est quelque chose de si délicat, et le cœur parfois est à lui-même si mystérieux ! Il se crée comme malgré lui des sujets de tristesse.

Ceux qui s’aiment se font souvent souffrir sans le vouloir. On ne se comprend pas toujours et on n’est pas constamment d’une humeur égale. Le cœur, en outre, est naturellement exigeant et il lui arrive parfois de ne pas rencontrer la même délicate correspondance à ses avances.

Au-dessus de tout cela, il y a un dessein de la Providence, qui, pour éviter à l’homme de trop s’attacher aux affections terrestres, y mélange les joies et les peines et lui rappelle que le bonheur I parfait n’est point de ce monde, qu’il faut lever les yeux vers le ciel et le chercher là où tout demeure, parce que tout y est divin et éternel.

En vérité, pour être complètement heureux et l’être toujours, il n’y a qu’à tout aimer en Jésus et à aimer Jésus en tout.

dans les affections humaines.

D’abord, il faut commencer par éliminer les affections grossières, sensuelles, trop sensibles, et ne se servir de son cœur que pour aimer noblement, honnêtement, sans égoïsme et sans attache purement naturelle.

Dans toute affection sérieuse, il doit y avoir un élément surnaturel. Plus le surnaturel y sera accentué, et plus l’affection sera durable et comportera des gages de bonheur.

Pour aimer sainement, il faut aimer saintement. Et l’on aime saintement, lorsque l’on imprègne ses affections d’esprit de foi et que l’on puise en Jésus les motifs qui les inspirent et la vie qui les vivifie.

Trempons notre cœur dans l’amour de Jésus et tout ce que nous aimerons en prendra la teinte. Et comme Jésus est la joie suprême et le bonheur par essence, l’échange d’affection avec les créatures, faite ainsi dans la grâce et l’amour de Jésus, nous sera une douce consolation qui n’enlèvera rien à l’amour divin qui doit brûler notre cœur.

M. E. de la Croix

Paris. — Avec permission de l’Ordinaire.

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du devoir accompli

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