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La durée éphémère

des affections humaines.

A qui apprendra-t-on que les affections humaines sont éphémères? A ceux-là seuls qui ne les ont pas expérimentées et ne les ont entrevues que sous les couleurs attrayantes que leur a présentées leur imagination.

Il paraît si naturel de croire à la durée des choses qui nous plaisent et à la sincérité des amitiés qui nous sourient. Tant que l’on n’a pas été désillusionné, on vit de ses sentiments.

Et pourtant, il ne faut pas avoir vécu bien longtemps, pour constater que sur la terre tout passe et s’évanouit, même les affections les plus fortes et les joies les plus pures.

Gomme rien de terrestre ne doit nous accompagner par delà la vie, tout ici-bas est sujet à changement. Il serait imprudent de croire à la stabilité du coeur humain, pas plus du sien propre que de celui des autres. Du moins faut-il avoir la sincérité de prévoir la possibilité des surprises, des déceptions, des oublis et des abandons.

S’il en est ainsi, quelle ne serait pas notre légèreté de ne point tirer parti, dans la pratique de la vie, de ces leçons d’expérience qui nous révèlent tant d’instabilité dans les affections humaines.

Si nous voulons n’être jamais déçus, mettons Jésus à la place de la créature, et laissons-Le inspirer et diriger toutes les affections de notre cœur. Aimons ceux que nous devons aimer, mais chrétiennement, saintement, et notre bonheur, comme nos affections, sera durable.

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