‹ Le Bosphore et Constantinople avec perspectives des pays limitrophesChapitre 109 sur 179 · Pomponius Mêla, de Situ orbis, 1. i · texte numérisé non relu

Pomponius Mêla, de Situ orbis, 1. i

Après la grande congélation de la mer Noire, mentionnée par Scalîger^, il s'écoule environ deux siècles et demi sans que l'histoire nous parle de phénomènes semblables constatés dans le Pont-Euxin, bien que les hivers de 401, ftl8 et hki^ eussent été très-rigoureux dans l'ouest de l'Europe, et qu'en 660^ et en 716^ des froids d'une intensité extrême eussent régné à Constantinople, dont tous les environs furent ensevelis sous la neige pendant plusieurs mois ; ce n'est qu'en 739 que rhistoire constate la congélation du Bosphore 5. Ce phénomène se reproduisit bientôt après, et notamment en 753, sous le règne de Constantin Copronyme ; l'annaliste byzantin Glycas ^ nous en a laissé un tableau très-animé. La catastrophe ne tarda pas à reparaître sous le même règne, en 755, d'après le témoignage de Théophanes^, qui nous représente la mer Noire, le Bosphore et les Dardanelles couverts de glace. Le froid

1. C'est probablement le même phénomène (lue rapporte le Chronikon paschale, où Scaliger l'aura puisé.

Page 1