Schnurrer, Chronik der Seuchen, vol. I, p
de la mer Noire semble n'avoir pas ressenti, car les historiens byzantins ne le mentionnent point. Ce n'est qu'au IX* siècle que ce phénomène se reproduit de nouveau; en effet, dans l'année 800, le Pont-Euxin gela jusqu'à une profondeur considérable*; il parait que l'hiver rigoureux qui régna à cette époque dans le bassin de la mer Noire sévit également avec une grande intensité dans toute l'Europe, qui peut compter le IX' siècle au nombre de ses époques les plus glaciales; car les annalistes contemporains y constatent plusieurs hivers extrêmement rigoureux, et entre autres ceux des années suivantes : 820, pendant laquelle le Danube, le Rhin et l'Elbe restèrent un mois entier couverts d'une glace très-épaisse et très-solide; 832, 855, 859, 864, 87/i et 880. Parmi ces hivers terribles, celui de 859 mérite surtout d'être remarqué, car la mer Adriatique fut prise complètement, et l'Italie se trouva ensevelie sous la neige pendant cent jours 2. Le silence des auteurs byzantins prouve que la congélation de l'Adriatique n'a coïncidé avec aucun phénomène semblable dans le Pont-Euxin, et cependant la proximité de ce bassin, ainsi que sa facilité comparativement plus grande de se congeler, aurait dû faire supposer qu'il n'eût point manqué de partager l'engourdissement du bassin voisin, si les mêmes conditions atmosphériques eussent régné dans l'un et dans l'autre.
La mer Noire ne tarda pas à être prise à son tour dans le siècle suivant, car les Byzantins Glycas et Simon