‹ Le Bosphore et Constantinople avec perspectives des pays limitrophesChapitre 112 sur 179 · Selon Cedrène, ce fut au mois de février · texte numérisé non relu

Selon Cedrène, ce fut au mois de février

ET CO^STANTINOPLE. 279

« Les masses accumulées dans le Bosphore ne tardèrent point à se ruer sur la Propontide, et atteignirent môme Abydos , où elles se réunirent et se juxtaposèrent si parfaitement en une immense dalle, que la Propontide perdit à son tour Taspect d'une mer. Un de ces énormes glaçons , en échouant au pied de la citadelle de Constantinople, ébranla les murailles avec tant de violence, que ceux qui se trouvaient dans l'enceinte éprouvèrent une forte commotion. Après s'être entassés au pied de la citadelle, les glaçons en occupèrent tous les parages limitrophes , et s'y amoncelèrent au point d'atteindre le niveau des murailles de la ville, de manière que les habit<ants pouvaient sortir du port et franchir à pied ces montagnes de glace pour se rendre de la citadelle de Constantinople, sur la côte opposée où se trouve le chûteau de Galata. »

Le remarquable phénomène de la congélation de la mer Noire en 762 ne paraît pas avoir coïncidé dans le reste de l'Europe avec un abaissement extraordinaire de température ; toutefois , quinze années plus tard (en 787), les écrivains occidentaux signalent en Italie un froid tout à fait anormal ^, que cependant le bassin

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