‹ Le Bosphore et Constantinople avec perspectives des pays limitrophesChapitre 116 sur 179 · Michaud, Ilisl. des Croisades, t. 1, p · texte numérisé non relu

Michaud, Ilisl. des Croisades, t. 1, p

3. Hammer, Gesch, des Osm. Reicf^s, 2* édition, vol. IV, p. 685. 6. Hammer, Gesch. der Jlkliane, vol. I , p. 120.

par une cliule de neige qui vint ensevelir les moissonneurs avec la récolte; l'iiiver de 1076 le fut par la congélation complète du Rhin. En France, l'hiver de l'année 1113 sévit avec une effroyable intensité, et fut suivi d'un été tellement chaud, que les arbres desséchés prirent, dit-on, feu aux rayons ardents du soleil. Enfin, sur plusieurs points de l'Europe, on eut «^ essuyer un abaissement extraordinaire de température hivernale pendant les années 1124, 1126, 1127, 1129, 1179 et 1210. Quant à l'hiver rigoureux qui détermina la congélation du Bosphore sous le règne de l'empereur Ducas, il ne parait avoir correspondu à aucune époque de froid excessif dans les autres parties de l'Europe; mais il est bon de faire observer que cet hiver si froid fut précédé à Constantinople d'un été (celui de 12»S1) remarquablement chaud, et suivi de près, en 1234, en Italie, par im hiver tellement dur, que l'on traversait l'Adriatique 2 sur la glace. Ainsi, ce fut pour la seconde fois que, dans l'espace de trois cent quatre-vingt-cinq années, cette mer se trouva prise, sans que le Pont- Euxin subit le môme phénomène, phénomène qui, au contraire, y fut vu deux années auparavant, sans qu'à son tour l'Adriatique s'en ressentit.

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