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LE BOSPHORE ET CO.NSTANTINOPLE

ces intumescences, j'ai cru plus d'une fois avoir observé des fragments de cristaux feldspatliiques et amphiboliques, ce qui pourrait faire supposer qu'ils ont été fournis par la décomposition d'une roche éruptive, notamment d'une diorite, se trouvant à une profondeur peu considérable. Si des dénudations soit naturelles, soit artificielles, venaient à confirmer ce fait, et si les diorites étaient réellement reconnues comme étant la cause de ces intumescences locales de la surface du littoral du Bosphore, on serait porté à en conclure que cette roche y représente les derniers efforts des agents plutoniques, et qu'impuissante à se frayer un passage à travers les dépôts devoniens, elle n'aurait fait que les soulever et les boursoufler; en un mot, les diorites du Bosphore seraient postérieures aux dolérites, aux basaltes et aux trachytes. D'ailleurs, ce fait ne serait que la reproduction d'un phénomène que j'ai observé en Asie Mineure, dans des parages éloignés d'environ cent vingt kilomètres du Bosphore, notamment sur le versant sud-ouest de l'Olympe, dans la proximité du petit village Turtché, où une diorite blanchâtre se trouve en contact avec les trachytes, dont des fragments assez considérables sont empâtés dans celte diorite même.

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