Schnurrer, Chronik d^r Seuchen, vol. I, p
phobie. Galien avait positivement connu cette dernière; mais bien que le célèbre médecin soit natif de l'Asie Mineure, aussi bien que Marcellus, ni l'un ni l'autre ne font allusion à la péninsule anatolique; en sorte que l'on ne peut savoir si leurs observations se rapportent à leur pays natal ou bien si elles se trouvent énoncées comme un de ces faits généraux relatifs aux affections humaines, sans aucune relation avec une contrée quelconque. La même remarque peut être faite à l'égard de Joannes Lydus*, également natif de l'Asie Mineure, et qui, à propos des chiens enragés, ne mentionne que la ville de Rome^ bien qu'il admette 2, comme une chose constatée, que partout, pendant la canicule, les chiens puissent être affectés d' hydrophobie.
Dans le volumineux recueil agronomique connu sous le nom de Geoponica, où toutes les maladies des animaux sont traitées avec des détails souvent minutieux, il n'est fait aucune mention de l' hydrophobie, pas même dans le chapitre xix, exclusivement consacré au chien. Il est vrai que dans le chapitre m il s'agit de la rage des chiens , mais cette affection y est décrite de manière à ne point nous donner Fidée de ce qui constitue l'hydrophobie telle que nous la connaissons aujourd'hui ; car, loin d'être considérée comme un mal incurable, elle y est représentée comme un état morbide susceptible de céder à un traitement déterminé. Quant aux hommes , il n'est même pas question