‹ Le Bosphore et Constantinople avec perspectives des pays limitrophesChapitre 40 sur 179 · De Re ruslica · texte numérisé non relu

De Re ruslica

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des chèvres de Cilicie , en les caractérisant simplement comme une race à grandes cornes et à poil touffu; mais il ne dit rien qui ait trait à la finesse de la laine. Au contraire, Procope^ nous apprend que lorsque Ghosroès, roi de Perse, assiégeait la ville d'Édesse, les ouvriers qui travaillaient à élever des échafaudages destinés à Tassant se garantissaient des flèches des assiégés à l'aide de gros tissus faits de poils de boucs « qu'on appelle, dit cet écrivain, xCkixiOL, » Un fait semblable est rapporté par Appien^, qui parle des étoffes connues sous le nom de xiixia comme d'un moyen de protection employé par les habitants de Cizycus pour amortir la force des projectiles lancés par l'armée assiégeante de Mithridate*. Il est évident que, pour rendre ce service, les tissus de poil de chèvre de la Cilicie devaient se distinguer non par leur finesse, mais au contraire par la grosseur et la rudesse du fil. C'est ce qui plus tard fit désigner par le nom de xi>.ixia toute étoffe à poil dur, et donna sans doute naissance au mot français ciliée. Enfin , ce sont encore des étoffes et des toisons à poil épais et grossier qu'Hérodote^ veut sans doute désigner lorsqu'en passant en revue les costumes des diverses nations qui. composaient l'innombrable

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