Appianus, de Dell, Milhrid., I. xii, lk
3. Xénophon (Anab., I. iv, 8) nous apprend que les Macrons et les Mosynœques, peuplades du littoral septentrional de TAsie Mineure, portaient des tuniques de feutre; c'étaient sans doute des étoffes semblables aux kilikia, et qui, de même que ces dernières, étalent destinées & servir de protection contre les projectiles de Tennemi.
à. nisL, 1. vu, 92, 93.
armée de Xerxès , il dit que les Giciliens étaient vêtus de vestes de laine et que les Lyciens portaient sur leurs épaules des peaux de chèvres. De même, Virgile*, en traitant de la chèvre en général sous le double rapport d'animal lanigère et lactifère, n*assjgne à sa laine d'autre destination que celle de servir aux besoins des camps et à l'usage de pauvres marins :
Usum castrorum et miser is velamina nautis.
Columelle^ reproduit les paroles mêmes de Virgile en parlant de la laine des chèvres; de plus, le tableau qu'il trace des qualités que doit réunir cet animal pour être considéré comme parfait exclut toute ressemblance avec la chèvre d'Angora , car l'agronome romain réclame avant tout un poil d'un beau noir. Or, j'ai déjà fait observer que cette teinte est étrangère à la chèvre d'Angora , et qu'au contraire elle est très-fréquente parmi les chèvres communes de l'Orient. Il est vrai que Florentinus*,venu bien après Columelle, puisqu'il vivait au commencement du m* siècle de notre ère, admet la robe blanche pour les belles races de boucs; mais, lui aussi, il ne sait faire delà laine des chèvres autre chose que des cordes, des sacs et des objets à l'usage des marins. D'ailleurs , lorsque Columelle prétend ^