ACTE QUATRIÈME
LAOARDÈRE.
La force m'est revenue... Je veux voir ton prévôt, je veux qu’il me dise...
COCARDASSE
Oùestl’enfant? Pour cela, tu n’as rien à dire.. qu’à attendre ici Passepoil qui doit venir m’y retrouver. Eh donc, écoule ce pas léger comme celui d’un éléphant ne peut être que le sien... Eh! oui... c’est mon petit Passepoil... arrive coquinasse... arrive donc... et regarde un peu... ce que Peyrolles a fait encore.
PASSEPOIL, arrivant de gauche.
Le petit Parisien... blessé.
LAGARDÈRE
Blanche.,, où est Blanche? ~
PASSEPOIL
Dans la petite maison de monseigneur de Gonzague, rue Saint-Magloire.
LAGARDÈRE
Tu vas m’y conduire.
PASSEPOIL
Impossible, toutes les rues sont gardées par les esta fiers de Gonzague. Il y en a autant que de pavés.
COCARDASSE, au fond, h droite.
Chut, les chacals ont retrouvé la piste.
PASSEPOIL
Nous sommes cernés alors...
LAGARDÈRE
Pour en finir avec cette poursuite, il faut que ces misérables me croient mort. Eh bien, vous allez leur montrer mon cadavre.
COCARDASSE
C’est une idée cela... fais le mort mon pequiou, fais le
mort. (Lagardère s’étend à terre.)
LAGARDÈRE
Vous m’aurez achevé.
COCARDASSE
En te voyant pâle et sanglant... comme te voilà... ils le croiront facilement et ils ne le craindront plus.
PASSEPOIL, au fond.
C’est ce bon M. de Peyrolles avec une bande d’estaflers... ah! ce cher ami, qui voulait me faire tuer Lagardère ! — Moi ! ventre de biche ! 11 faudra qu’il passe par mes mains.