GARRIGUE
Oui!
COCARDASSE
Notre Parisien!
PASSEPOIL
Notre bijou?
COCARDASSE
Un instant, pas de confusion, nous avons laissé Lagardère à Paris, chevau-léger du roi!...
CARRIGÜE.
Oui, mais il s’est ennuyé d’être chevau-léger, il n’en a gardé que l’unii'orme et commande une compagnie de volontaires royaux, ici, dans la vallée.
COCARDASSE
Alors, halte-là, les épées au fourreau. Viva Diou! les amis du Parisien sont les nôtres, et nous allons boire ensemble à la première lame de l’univers... à table.
TOUS
A table.
COCARDASSE
Eh donc, je ne me sens pas de joie! du vin! (a Passepoil.) De la tenue, (a Garrigue.) J’ai l’honneur de vous présenter mon prévôt Passepoil qui, soit dit sans vous offenser, allait vous enseigner une courante dont vous n’avez pas la plus légère idée. (PassepoU s’incline.)
PASSEPOIL
Mon noble ami, Cocardasse junior, le plus humble admirateur après moi de M. de Lagardère.
COCARDASSE
Et je m’en vante, troun’ de l’air. C’est moi qui lui ai donne sa première leçon d’armes, ah! il promettait, mais sandiou! comme il a tenu!
UX CAVALIER, à Garrigue.
Eh! commandant, voyez donc là-bas!
CARRIGÜE.
Parbleu, c’est le petit drôle qui a essoufflé nos chevaux lancés à sa poursuite, il va passer sous cette fenêtre... Happez- le et amenez-le ici... (Deux hommes sortent.) Ce domaine de Caylus est près de Rambouillet où M. d’Orléans vient souvent chasser... et ce petit pourraitbien être un braconnier.