‹ Le bossu drame en cinq actes et douze tableauxChapitre 11 sur 129 · GARRIGUE · texte numérisé non relu

GARRIGUE

Oui!

COCARDASSE

Notre Parisien!

PASSEPOIL

Notre bijou?

COCARDASSE

Un instant, pas de confusion, nous avons laissé Lagardère à Paris, chevau-léger du roi!...

CARRIGÜE.

Oui, mais il s’est ennuyé d’être chevau-léger, il n’en a gardé que l’unii'orme et commande une compagnie de volontaires royaux, ici, dans la vallée.

COCARDASSE

Alors, halte-là, les épées au fourreau. Viva Diou! les amis du Parisien sont les nôtres, et nous allons boire ensemble à la première lame de l’univers... à table.

TOUS

A table.

COCARDASSE

Eh donc, je ne me sens pas de joie! du vin! (a Passepoil.) De la tenue, (a Garrigue.) J’ai l’honneur de vous présenter mon prévôt Passepoil qui, soit dit sans vous offenser, allait vous enseigner une courante dont vous n’avez pas la plus légère idée. (PassepoU s’incline.)

PASSEPOIL

Mon noble ami, Cocardasse junior, le plus humble admirateur après moi de M. de Lagardère.

COCARDASSE

Et je m’en vante, troun’ de l’air. C’est moi qui lui ai donne sa première leçon d’armes, ah! il promettait, mais sandiou! comme il a tenu!

UX CAVALIER, à Garrigue.

Eh! commandant, voyez donc là-bas!

CARRIGÜE.

Parbleu, c’est le petit drôle qui a essoufflé nos chevaux lancés à sa poursuite, il va passer sous cette fenêtre... Happez- le et amenez-le ici... (Deux hommes sortent.) Ce domaine de Caylus est près de Rambouillet où M. d’Orléans vient souvent chasser... et ce petit pourraitbien être un braconnier.

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