ACTE QUATRIÈME
LE BOSSC, à Gonzaguo.
Alors, présentez-moi !
GONZAGUE
Que demandes-tu?
Je veux qu’on me laisse seul avec celte jeune tille. Avant cinq minutes, j’aurai triomphé de sa résistance.
Est-il fat ce bossu ?
GONZAGUE
Te laisser seul avec elle.
Encore de la défiance ! ne me perdez pas de vue si vous voulez, — retirez-vous seulement dans cette galerie, dont les portes resteront ouvertes... vous avez intérêt à ce que je gagne ma cause, laissez-là moi donc plaider?
GONZAGUE
C’est juste.
LE BOSSU, but.
Avez-vous un notaire royal tout prêt?
NAVAILLES
Il est superbe, parole d’honneur.
GONZAGUE
Le notaire est là et nous te cédons la place.
NAVAILLES
Allons viens, Chaverny ?
CHAVBBKY.
Quitter cette enfant...
NAVAILLES
Le bossu n’est pas bien dangereux et puis, qui menace celte petite?... au premier appel, ne serons-nous pas tous là.
(U entraîne Chaverny. Ils sc retirent tous dan» U galerie du fond , dont le» porte» restent ouvertes. Blanche est restée insensible A ce qui s'est passé autour d’elle. Elle n'a pas va le bossu se glisser derrière le fauteuil sur lequel elle est tombée.
LE BOSSU, reprenant la voix de Lagardère.
Blanche I
BLANCHE, relevant la tête.
Qui m'appelle?
LE BOSSU, caché derrière le fauteuil.
”*• Ne reconnais-tu donc plus ma voix ?
BLANCHE
Oh 1 je rêve, je rêve... celle voix, c’est ta sienne, et je sais qu’il n’est plus.