‹ Le bossu drame en cinq actes et douze tableauxChapitre 20 sur 129 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

LAGARDÈRE, GONZAGUE, PEYROLLES. Cos derniers sont enveloppés do manteaux, ils paraissent à la tète du pont, et cherchent à voir dans le fosse.

GONZAGUE

Je ne vois personne.

peyrom.es.

Si fait... là-bas, près de la fenêtre, (il veut descendre.)

GONZAGUE, l'arrêtant.

Si ce n’était pas un des nôtres I

PEYUOMES.

Impossible, j’ai ordonné qu’on laissât ici une sentinelle, c’est Staupitz... je le reconnais! Staupitz ?

LAGARDÈRE

Présent.

PEYROLLES, li Gonzague.

Voyez-vous ! vous pouvez descendre, monsieur le duc.

LAGARDÈRE

Ah ! c’est un duc 1

Au diable vos politesses ! il ne vous manque plus que de leur dire mon nom.

LAGARDÈRE

Je voudrais bien le savoir.

GONZAGUE

Philippe viendra-t-il?

PEYROLLES

Ne vous souvenez-vous plus de la lettre si pressante que lui envoyait mademoiselle Blanche de Caylus. Il viendra se livrer à nos hommes; quand on aura tué le père, on s’emparera de l’enfant.

LAGARDÈRE

Ils baissent la voix, je n’entends plus rien.

GONZAGUE

Non, il vaut mieux commencer par prendre et faire dis-

E araitre cet enfant de Neyers; l’heure approche... quel omme est ce Staupitz?

t PEYROLLES.

Un déterminé coquin.

GONZAGUE

A qui l’on peut se fier?

PEYROLLES, bas.

En payant bien... oui.

GONZAGUE

Appelle-le.

LAGARDÈRE, A part.

Celui-là serait-il le chef des assassins ?

PEYROLLES

Staupitz 1

Présent.

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