‹ Le bossu drame en cinq actes et douze tableauxChapitre 21 sur 129 · PROLOGUE · texte numérisé non relu

PROLOGUE

LAGARDÈRE

PEYROLLES

Avance !

GONZAGUE

Veux-tu gagner cinquante pistoles?

LAGARDÈRE

Que faut-il faire ?

GONZAGUE

• Demeurer à ton poste devant cette fenêtre et attendre que neuf heures sonnent. Alors tu frapperas à ce volet qui s’ouvrira, une femme paraîtra, tu prononceras ces deux mots : J’y suis.

J’y suis. (Bas.) C’est la devise de Nevers.

GONZAGUE

Comme tu n’as pas tout à fait la voix de celui qu’elle attend, ne parle pas.

LAGARDÈRE

Je lui ferai signe que nous sommes épiés.

GONZAGUE

Précisément. Elle te remettra un fardeau que tu prendras en silence et que tu apporteras tout de suite à l’auberge de la Pommed’Adam ; en échange lu auras tes cinquante pistoles.

LAGARDÈRE

Je suis votre homme.

PEYROLLES

Chut! (On entend an loin le son d’nn cor do bouvier.) C’est le premier signal, Nevers approche... au second il entrera en forêt.

GONZAGUE

Alors le beau cousin n’a plus qu’un quart d’heure à vivre. Séparons-nous.

PEYROLLES, à Lagardère.

Tes compagnons ?

LAGARDÈRE

Ici. (il montre le fond dn fossé.)

Tu te rappelles le mot de passe?

LAGARDÈRE

J'y suis!

GONZAGUE

A bientôt, rentrons par la petite poterne, (n* rentrent an château par le premier plan, à droite.)

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