‹ Le bossu drame en cinq actes et douze tableauxChapitre 31 sur 129 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

TONIO, puis BLANCHE et FLOR.

TONIO

Voilà un fier matador.

BLANCHE, entrant rivement.

Tonio!...

TONIO, se retournant.

Ilein ! la sehorita 1

BLANCHE, inquiète.

Ferme cette porte.

TONIO, la fermant.

Tout de suite... on dirait que vous avez peur ?

BLANCHE

A tort sans doute... il m’a semblé que quelqu’un me suivait, j’ai pressé tna marche... et grâce au ciel, me voilà rentrée. (ün frappe k la petite porte.)

TONIO

On frappe, vous avez raison, on vous suivait.

BLANCHE, effrayée.

N’ouvre pas.

VOIX DE FEMME, an dehors.

N’ayez pas peur.

TONIO, qui a regardé par le trou de la serrure.

C’est une jeune fille... une bohémienne... (Regardant encore.) Faut-il la renvoyer?

BLANCHE

Non.

TONIO, ouvrant.

Entrez !

FLOB, gaiement.

Merci t (Elle est en gilana et tient un tambour de basque à la main j regardant Biauche.) J’étais bien sûre de ne pas m’étre trompée.

TONIO

Qu’est-ce que vous nous voulez, petite mécréante ?

FLOR

Tout à l’heure en traversant la place, la sefiora a laissé tomber dans mon tambour de basque celle pièce d’argent.

TONIO

Eh bien,... les bohémiennes ne refusent jamais l’argent.

Page 1