‹ Le bossu drame en cinq actes et douze tableauxChapitre 30 sur 129 · ACTE PREMIER. 3i · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER. 3i

TONIO, montrant une rapière accrochée h la muraille.

Voyez.

COCARDASSE, sans regarder d’abord.

Pétronille ne reconnaît qu’une lame meilleure qu’elle, mais celle-là, c’est la première du monde, et lu ne l as pas dans ta ferraille, petit, (il regarde.) Obi capédédiou 1 je ne me trompe pas... cette épée...

TONIO

Est celle de maître Henriquez.

COCARDASSE, à part.

Oh! c’est bien cela... Sandioul... Lagardère est ici... ou Lagardère est mort. (Sans l’écouter et h l’apprenti.) Cet Henriquez... n’est pas de ce pays... réponds donc, bagasse?

TONIO

Non. .. il y est arrivé il y a trois ans.

COCARDASSE

Trois ans ? avec une jeune fille ?

TONIO

Oui.

COCARDASSE

' Et il venait ?

TONIO

De Pampelune, je crois.

* COCARDASSE, à part.

C’est lui... mon petit Parisien ! Oh! alors il faut ouvrir l’œil ici comme à Burgos, comme à Séville comme à Pampelune. (a part.) Je reviendrai, et celte fois, je me laisserai voir... Je parlerai à cet ingrat dont le nom seul me remue le cœur... Sandiou ! Depuis que j’ai perdu Passepoil , ce Lagardère est mon unique amour. A revoir !... (iissort.)

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