‹ Le bossu drame en cinq actes et douze tableauxChapitre 74 sur 129 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Voilà l qui ça peut-il être! et n’est-ce pas bien extraordinaire de voir un homme comme le mailre fréquenter intimement un bancroche tortu comme un tirebouchon?... Ce bossu entre à la maison, il en sort comme s’il était chez lui... il est presque toujours là-haut... pourtant le patron ne tient pas à se montrer avec lui. On ne les a jamais vus ensemble dans la rue. Ça intrigue beaucoup les voisins; et tenez, pas plus tard que tout à l'heure, pendant que vous étiez dans votre chambre, un vieux monsieur, à l’air très- vénérable, est venu me faire un tas de questions.

BLANCHE

Qu’a-t-il demandé ?

II a demandé ce que nous étions... ce quo nous faisions... d’où nous venions... Votre âge... celui du maître... Si vous étiez sa femme ou sa fille?... A quello heure il partait, à quelle heure il rentrait...

BLANCHE

Vous n’avez rien répondu, Tonio?

TONIO

Non, non, rien... (A part.) d’abord, mais le vieux questionneur était si généreux... et puis il m’a dit qu’il était marguillicr de notre paroisse, et si on n’avait pas confiance dans un marguillier... (Haut.) Il se fait tard. Le maitrc ne descend pas. Je désire pourtant bien que vous soupicz de bonne heure... Je pourrais aller voir entrer le inonde au bal du ltégcnt... Il parait que ça sera superbe... il y aura plus de cent mille lampions!... si j’allais appeler le maitrc.

BLANCHE

Respectons le secret ou le repos de mon ami... monte chez Maritana et assure-toi qu'elle n’a besoin de rien...

TONIO, A part.

C’est ça I il ne me manque plus que d’étre garde-malade I...

(il outre A droite.)

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