PIERRE, DENISE, MADAME IILANQUET
PIERRE, sautant de joie.
Si j étais encore en Chine, je croirais que j’ai fumé dTopium !... six mille francs !... à moi !... que chance ! quelle aubaine !...
MADAME BLANQUET, qui vient ilVntrer par la droite deuxième porte.
Hein !... quéqu’j’entends?... U a de l’argent ?... et j’allais le mettre à la porte!...
PIERRE
Six mille francs!... (A Denise.) A bientôt, Denise, à bientôt !... (Il remonte.)
MADAME BLANQUET, l’airêtunt.
Eh bien ! tu l’en vas ?
’ Pierre, Lnpeau, Denise.
" Denise, Pierre, madame Blanquet.
- DK CARAFE 33
DENÎSE, à part.
Ma mère !
MADAME BLANQUET, À Pierre.
Où donc cours tu si vite ?
PIERRE, avec intention.
Dame! mère Blanquet, je vas peut-être chercher un gîte.
MADAME BLANQUET
Ijn gitc !... ailleurs que chez moi ?... lu aurais le cœur do me faire cet affront ?
PIERRE
Puisque vous n’avez pas de place, puisque toutes vos chambres sont retenues.
MADAME BLANQUET
Retenues !... Qu'est-c'qu'a dit c'te bêlise-là?
PIERRE
C'est vous.
MADAME BLANQUET
" Moi?...
* DENISE
Vous-même, ma mère.
MADAME BLANQUET
Allons donc !... Pour un brave garçon comme toi, on a toujours un petit coin !... Pas de placé !... on t’en fera, fiston, on l’en fera !
PIERRE, â part.
Ah bah!... Elle aussi !...
DENISE, à part.
Ça marche !
MADAME BLANQUET
Ce cher Pierre !... le renvoyer !... lui, un ami de la famille!... Tauras une chambre au premier, sur le devant, la plus belle de mon auberge !
PIERRE
Mais permettez, mère Blanquet.,.
MADAME BLANQUET, l’interrompant.
Va à tes affaires, mon garçon... va à tes affaires !... mais, à ton retour, tu trouveras tout prêt pour te recevoir.
PIERRE, â part.
Mais quel changement!... quel changement !... (Haut). A re-
voir donc, mère Blanquet. (A part). Courons faire changer l’acte de vente. Six mille francs!
(Chantant sur son air d’entrée.)
J’m’en vas chez le notaire,
Pour signer le contrat,
Eh ! Ion, Ion, la.
Pour signer le contrat.
^11 sort rivement par le fond).