SCÈNE III
LES MÊMES, LUPEAU, entrant par le fond.
LUPEAU, * accent normand.
Bonjour, mère Blanquet, et la compagnie.
* Gautrin, Cabassol, Lupeau, madame Blanquet.
Ah i c’est Lupeau, le cultivateur.
LUPEAU.
El puis, salut à tous que j’ dis. (Il passe à droite.)
CABASSOI., * à part, avec humeur.
Bon ! voilà l’autre à présent !
LUPEAU, à madame Blanquet.
Et la santé qué qu’ vous en dites ? Ça va-t-y comme vous voulez?
MADAME BLANQUET
Pas mal, comme tu vois, (à Gautrin.) Encore un amoureux à ina fille. (Elle passe à droite, s'assied près de la table el travaille.)
LUPEAU
Je n' nt'en cachons point... C’ito jeunesse là est lourde el puis ben avenante tout d’ même... allez vol’ train 1... Et, avec ça, une bonne dot... c’ qui nuilà rtn... pas vrai, dà ?
GAUTRIN, gaiement.
Certainement ! C’est parce qu’il y a des dots qu’il faut des notaires.
LUPEAU allant derrière tu table de gauche.
M’sieu l’ notaire avec Cabassol !... (A Cabassu!.) C'est-y au sujet d’ta maison ?
GAUTRIN.
Justement! Est-ce que vous voulez l’acheter ?
LUPEAU.
Dame! Je n’ dis pas non... mais je n’dis point oui... c'est qu’il en veut ben de l'argent ! ah ! Seigneur! Quinze mille francs, c’est Ulje affaire. (U repasse au milieu.)
CABASSOL **•*
Non, seize.
LUrEAU.
C’est-v quinze ou seize qu’ l’avais dit d’abord ? •
CABASSOL
C’est Seize, pardié ! (Madame Blanquet se 1ère et passe au milieu.)
• Gautrin, Cabassol, madame Blanquet, Lupeau.
" Gautrin. Cabassol, Lupeau, madame Blanquet.
*“ Gautrin, Lupeau, Cabassol, madame Blanquet.
"" Gautrin, Cabassol, madame Blanquet.
LÜPEAU. *
Mé qui croyais qu’ c’élait quinze... seize !.. hélas, Seigneur!., (â madame Blanquet). Ah! ça mais, mam'zellc Denise... Je n’ la vovons point...
CABASSOL
Où donc qu’elle est ?
Au marché, depuis c’matin... El môme, ça m’étonne qu’elle n' soit point encore ici. (Ou entend en dehors Denise rire aux éclats.) Ah ! c’est elle! Je l’entends !...
CABASSOL, se levant vivement.
Elle!...
LÜPEAU.
Denise ! (Ils SC passent tous deux la main dans les chtveux.) MADAME BLANQÜET, en riant, (à Gautrin.)
Tenez, les v’Iâqui s’meltent sous les armes!...