‹ Le Bouclier et les méthodes nouvelles de percement des souterrainsChapitre 1 sur 67 · PREFACE · texte numérisé non relu

PREFACE

Paris^ a vu s'ouvrir en 1808 et en 1899* de vastef^ chointiers pour le prolongem-ent du cliemin de fer d'Orléan& jtisqoi'au quai d'Oi'say et pour la construction de la première fracfioû du réseau métropolitain municipal. 11 fallait en un laps de temps très court exécuter près de vingt kilomètres de souterrains à grande section sous des voies publiques pour la plupart très fréquentées et où il n'était pas possible d*interrom-pre la circulation. On. résolut d'utiliser dans la construction de ces souterrains le bouclier qui venait d'être employé avec succès au collecteur de (llichy et qui permettait rétablissement d'un simple revêt-ement miiçonné. Quinze de ces engins furent mis successivement en service à Paris ; ils fournirent des carrières diverses.

Le fonctionnement de ces bounUers intéressa un. de nos jeunes camarades : M. René Philippe, Élève Ingénieuu de& Ponts et Ghausséess qui en» 1809, au cours d'uflie de ses missions annuelles, suivit avec beaucouj) d'attentiott» les chantiers ouverts dan& Paris. U recueillit sur ce sujet des renseignements très complets et très précis qui'il suii présenter d'une facjon attrayante et originale dsins son journal de mission. Ce travail fut remarqué et son auteur encouragé à publier ses notes sur Temploi du bourfier. De là est né

n PRÉFACE

Poinrage que M, René Philippe présente aujourirhui au

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Uiuis une première partie, M. Philippe a réuni et intellijîfuiiment coordonné les renseignements nombreux qu'il a r*'i ueillis au cours de ses tournées sur les chantiers de la r^uiipiignie d'Orléans, sur les chantiers du Métropolitain, ol Jiiissi, en dehors de Paris, sur les chantiers ouverts par le s<4*vice municipal de Tassainissement pour l'extension des liji^idions à Teau d'égout vers Méry et Triel, et par la i-iKiipagnie de l'Ouest à Meudon, sur la ligne d'Issy à Viroflay. C^^Ue première partie se termine par un aperçu des travaux ;Mi:ilogues exécutés à l'étranger dans ces dernières années.

Lv lecteur trouvera là des documents intéressants conceriKiiit la construction et l'emploi des divers types de boucliers mis en service sur ces différents chantiers.

M. René Philippe a ensuite tenté, dans la seconde partie ihf son ouvrage, de dégager de la comparaison des boucliers (|uMl a vu fonctionner des règles générales sur l'application <î<? In méthode, la construction de Tengin et son utilisation, l/étude est consciencieuse, el bien qu'il soit permis de ne pas (îarlîiger toutes les opinions émises par le jeune auteur sur un sLijt'l particulièrement délicat et difficile, il faut reconnaître uvei^ lui que si le bouclier actuel n'est pas parfait, il n'est pas téméraire de penser qu'au prix de quelques perfectionïM luents, on pourra en tirer un instrument pratique, sur el 4'nniinode, susceptible de rendre d'utiles services, à la condiliuîi toutefois qu'on n'en veuille pas faire une panacée universelle et qu'on ne l'emploie par sans discernement.

Il y a certainement là d'intéressantes études à entreimMiilre, et l'expérience qui vient d'être tentée en grand à

PREFACE m

Paris, en mellanl en relief les qualités el les défauts des boucliers actuels fournira des bases utiles pour ces études.

Il convenait donc de réunir el de coordonner les résultats acquis dans cette expérience. Le livre que publie aujourd'hui M. René Philippe renferme des renseignements précieux à cet égard. Cette œuvre d'un jeune ingénieur sincère et consciencieux sera lue avec profit non seulement par ceux, — de plus en plus nombreux, nous en sommes persuadé, — qui auront à construire ou à utiliser le bouclier, mais encore par ceux qu'intéressent les progrès réalisés journellement dans Toutillage de nos grands chantiers de travaux publics.

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