‹ Le Bouclier et les méthodes nouvelles de percement des souterrainsChapitre 23 sur 67 · E.N ORDRE NORX.VL DB MARCHE · texte numérisé non relu

E.N ORDRE NORX.VL DB MARCHE

Moteurs :

1 moteur Gharon 50 chev.

ï moteur Otto 55

Total 105 chev.

Dynamos :

2 dynamos Hillairet de 35,2 = 70,4 kilowatts soit 96 chev. (avec la dynamo de 13,2 kilowatts : 83,6 kilowatts)

Consommation :

Monte-charges 22 kilow.

Tracteurs 31

Eclairage 22

Total 75 kilow.

Quand on mettait les boucliers en marche» on arrêtait les monte-charges, ou plus souvent les tracteurs ; mais rinstallation pouvait, on le voit, suffire à la consommation d'énergie exigée par le fonctionnement simultané de tous les engins.

La dépense par jour en ordre normal de marche s'élevait, rien que pour le gaz, à 200 fr., soit 25,00 fr. par métré courant; il faudrait ajouter à cette somme le salaire des mécaniciens et électriciens et Tamortissement du capital des machines.

Sur le cours de Vincennes une deuxième installation plus simple desservait le chantier de construction sur bois.

Elle comprenait :

!•* Une locomobile de 23 chevaux;

2** Une dynamo débitant 60 ampères sous une tension de i 10 volts, soit une puissance de 6,6 kilowatts.

Cette énergie alimentait deux treuils Bernier de o chevaux chacun, et l'éclairage : 4 lampes à arc montées par 2 en série et consommant 10 ampères sous 1^10 volts, soit 2 kilowatts et 100 lampes à incandescence de 16 et 10 bougies montées en dérivation sous 110 volts et consommant en moyenne 5 kilowatts.

Conclusion et prix de revient. — Les deux boucliers du premier lot ont certes fonctionné sans incidents, sans à-coups; on ne peut pas dire pourtant qu'ils aient entièrement répondu aux espérances qu'on fonda sur eux.

On comptait effectuer le percement sans arrêter ni même entraver la circulation ; or la désorganisation de la chaussée fut telle qu'il fallut renoncer à^laisser les véhicules passer sur l'axe du tracé.

Encore ne parlons-nous pas de Tencombrement de la voie publique par les orifices d'approvisionnement ménagés de distance en distance dans la voûte afin d'accélérer le service et de diminuer les frais de transport ; ce second reproche n'est rien auprès du premier.

De pareilles critiques^ il est vrai, visent la méthode plutôt que lengin, nous y reviendrons en détail dans la seconde partie de cette étude. Nous bornant ici à l'appareil lui-même nous ne pouvons que faire ressortir la judicieuse proportion de ses différents éléments et Tunité de son ensemble.

Le meilleur éloge d'ailleurs qu'on en puisse faire c'est de dire qu'il est resté toujours identique à lui-môme; en huit mois de service on ne lui a pas fait subir de réparations sérieuses : les cintres eux-mêmes ne se sont pas déformés et les deux boucliers avec leur machinerie et leurs accessoires pourraient aujourd'hui servir à une nouvelle expérience.

Il est impossible quant à présent de donner les prix de revient. 11 faut attendre l'achèvement complet des travaux pour pouvoir faire le compte des dépenses et répartir sur l'ensemble du lot le capital d'établissement.

Les frais qu'entraînèrent les installations générales, telles que l'éclairage des chantiers, la consommation d'énergie des montecharges, la surveillance, le gardiennage portent à la fois sur

les deux méthodes concurremment employées, la nouvelle par le bouclier, l'ancienne par les procédés ordinaires de boisage, il faut faire la part de chacune, ce qui ne sera pas sans grande difficulté.

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