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Demi-poutre avant. Demi-poutre arrière.
Fig. 448. — Coupe transversale du bouclier, type DIoudonnat.
2** Deux montants de 890 mm. de largeur inclinés sur la verticale et constitués de la même façon ;
3** Enfin une traverse supérieure elliptique supportant directement les tôles d'enveloppe et ayant à la clef 1320 mm. de hauteur.
Ces poutres descendaient jusqu'à 1,28 m. au-dessous des naissances, mais elles n'occupaient pas toute la largeur delà section; entre leur semelle extérieure et la surface d'extrados du tunnel elles laissaient un espace libre suffisant pour la construction des piédroits : on pouvait exécuter ceux-ci sur 1,50 m. de hauteur dans le corps même de l'appareil ; la portion de tôle d'enveloppe laissée en porte à faux sur 75 cm. de portée était raidie par des
cornières de
et soutenue par des consoles s'arrêtant au
niveau des naissances.
Treize entretoises longitudinales reliaient les deux poutres sur toute leur hauteur : six d'entre elles groupées deux à deux cons-
ti tuaient l'ossature du plancher horizontal inférieur; les deux du centre étaient distantes de 1070 mm. ; les deux extrêmes de 500 mm. quatre fers plats de 14 mm. d'épaisseur répartis sous elles servaient à la progression par glissement.
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Fig. 149. — Coupe transversale du bouclier, type Dioudonnat.
Le bouclier était divisé par les poutres maîtresses en trois parties ayant respectivement pour longueurs :
Avant-bec 2,250 m.
Corps 1,500
Queue 3,00
Total 6,750 m.
La tôle d'avant-bec était soutenue sur toute sa longueur par des consoles placées au droit des entretoises longitudinales sur toute la hauteur et par six autres intermédiaires ; des cornières de ^ et trois fers en U en raidissaient les âmes.
La tôle de la queue restait libre sur 138 cm. sur le reste de sa longueur soit 162 cm., elle était supportée par autant de consoles que l'avant-bec; seulement les consoles intermédiaires aux entretoises n avaient que 0,65 m. de hauteur pour laisser un libre passage aux vérins.
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Les dimensions extrêmes de Tappareil ainsi construit étaient : longueur 6,750 m., largeur 8,648 m. hauteur 3,924 m.
Pour progresser le bouclier glissait par les quatre plaques d appui dont nous avons parlé sur un plancher (fig. 150) formé de poutrelles en chêne de 20/20 cm.
d'équarrissage placées perpendiculairement à Taxe ; chaque poutrelle était formée de deux morceaux ayant Tun les deux tiers de la longueur, Tautre le tiers; on les plaçait à joints recoupés et on les liait les unes aux autres par un fer plat recourbé à ses extrémités.
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Fig. 150. — IMancher d'appui sur le sol.
Vérins et machinerie. — Les vérins étaient de 100 1. ; ils étaient au nombre de huit disposés entre les entretoises longitudinales ; une couronne de rivets de 30 et 35 mm. les fixaient aux deux poutres avant et arrière. Leur longueur totale y compris la tète d'appui du piston était de 1,530 m. La course des pistons était de 900 mm., leur diamètre de 22 cm., la surface d*action de chaque presse était donc de 380 cm.
On marcha souvent à 200 kg. par centimètre carré, soit un effort par vérin de 76 t. et un effort total de 608 t.
Le retour en arrière s'effectuait au moyen de petits vérins de rappel de 920 mm. de diamètre extérieur placés soit au-dessus du vérin principal, soit par côté : 250 mm. de distance séparaient les deux axes on avait prévu neuf vérins dont trois à hauteur du plancher inférieur, mais celui qu'on devait placer au droit de Taxe ne fut jamais monté.
La dynamo et les pompes étaient logées entre les deux poutres maîtresses à la partie supérieure, sur un plancher formé de deux fers en U de 160 x60 mm. ; la robinetterie et les vannes de commande étaient disposées latéralement, à droite; de cette manière la section laissée libre par Tengin était entièrement dégagée sur 1,970 m. de hauteur sous clef et 5,060 m. de largeur au niveau des naissances.
Charpente d^appui. — Pour la progression du bouclier les
vérins prenaient appui sur une charpente en bois soigneusement équarris et assemblés.
Chaque ferme (fig. 151) était formée d'une poutre inférieure horizontale de 6,60 m. de longueur et 30/30 cm. d'équarrissage dans laquelle étaient implantées 4 pièces verticales de 23/25 cm. d'équarrissage ; les deux pièces médianes avaient 2,63 m. de hauteur ; elles étaient reliées entre elles à leur partie supérieure par
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foulons (fe 0,25, A par ferme.
Fig. 151. — Ferme d'appui des vérins et cintre métallique. Élévation. Détails des fer».
une traverse horizontale de 2,95 m. et aux pièces extrêmes dont la hauteur n'était que de 1,86 m. par deux traverses inclinées de 1,70 m. de longueur.
Les différentes fermes de la charpente, au nombre de 20, étaient distantes de 1,80 m. d'axe en axe; on en formait un tout solidaire au moyen de 12 longerons longitudinaux, de 1,50 m. de longueur, placés 4 entre les poutres inférieures et 8 sur le pourtour au droit des axes des vérins.
Toutes les pièces d'une môme ferme étaient assemblées à mibois et boulonnées.
Quant aux longerons, ils s'attachaient aux fermes par des consoles en fer fixées dans le bois par 3 tire-fond de 0,16 m. et bou-
lonnées entre elles; quand on avait avancé de i,80 m. on démontait le dernier élément de la charpente et on le portait en tête.
Cintres. — Sur chaque ferme on calait un léger cintre (fig. 152) métallique descendant jusqu'aux naissances et portant les cou-
Fig. 15â. — Cintre en fer. Élévation et coupe.
chis; ce cintre était formé de 3 segments assemblés après réglage ; il se composait d un fer à Té de ^^ ^ ^ rivé à Tintérieur d'un
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fer en U de r-j — •
Entre 2 fermes on plaçait en outre sur les 2 longerons supérieurs une sorte de vau qui servait à soutenir les couchis en leur milieu et les empêchait de flamber.
La charpente, non ancrée dans les maçonneries, ne résistait à la poussée des vérins que par sa masse et par le frottement qui résultait sur le sol et sur les couchis du poids de la voûte seulement : celle-ci étant clavée, le cintre n'avait pas en effet à supporter le poids des terres supérieures.