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Il doit poursuivre l'obtention de la Connaissance

a- En ce qui concerne le corps, par une tendance continue à obtenir le calme des sens, par un hygiène favorable au travail de l'esprit, par le développement des foyers incubateurs de la pensée ;

b. En ce qui concerne la parole, en recherchant un langage clair, en évitant les malentendus, en définissant nettement les expressions ;

c. En ce qui concerne l'esprit, en développant les bons sentiments du cœur, en accueillant l'intuition (sentiment préc'onscientiel), en réglant le travail de la pensée (conscience).

7.-Tous les êtres n'étantpas également dans des conditions favorables pour aboutir par une voie directe à leur destinée, accomplissent néanmoins leur devoir s'ils se conforment aux préceptes suivants :

a. Ne jamais douter qu'il soit possible d'arriver à la Rectification complète et à la Connaissance;

CONCLUSIONS

b. N'attendre la Connaissance que de la Rectification ;

c Examiner chaque jour sa conscience;

d. Pratiquer le culte du remords;

e. Eviter les occupations frivoles et se livrer aussi souvent que possible au travail de la Méditation ;

/. Pratiquer la Charité consciente en vue du Grand Nivellement;

g. Se consacrer soi-même prêtre de l'œuvre du Devenir et se livrer à l'apostolat dans la mesure de ses moyens.

8. — La Charité doit être la principale occupation de la créature; l'étude du Dogme religieux et les pratiques du culte ne doivent la préoccuper que subsidiairement '. En conséquence, l'être doit se

i. « Les Soûtras, dit Eugène Burnouf, nous donnent la preuve directe que le bouddha Çâkya-mouni mettait l'accomplissement des devoirs moraux bien au-dessus de la pratique des cérémonies religieuses » {Introduction à l'histoire du Bouddhisme indien, 2° édition, p. 3oi ■

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refuser d'accomplir la recherche de certains problèmes dont la solution nécessiterait un temps plus long que celui dont il peut disposer, alors qu'il y a des motifs supérieurs pour consacrer toutes les forces dont il dispose à la culture d'un ordre d'idées plus immédiatement fécond, • c'est-à-dire à la pratique du dévouement envers autrui et à la rectification envers soi-même.

9. — La Foi dans la possibilité d'atteindre à la Connaissance est supérieure à la Raison; mais il n'existe point de désaccord réel entre la Foi et la Raison '.

cf. Saint Marc, Évangile, xn, 3i). Le culte chez les bouddhistes, s'appelle pûdjd. c'est-àdire « rendre hommage (à la mémoire de ceux qui ont pratiqué le bien et servi de modèle à l'humanité »; c'est à tort qu'on lui a donné le caractère d'une « adoration ».

1. Le décret de la Congrégation de V Index (i855), déclarant que la Foi est au-dessus de la Raison (Fides est supra Rationem), peut être interprété dans un sens qui, loin d'être absurde comme le pensent certains libres-penseurs'

CONCLUSIONS

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Lorsque la créature sent faiblir le travail de sa Raison, elle doit demander secours à la Charité.

Par la Charité, la créature se retrempe à la source éternelle du Bien ; car la Charité n'est pas seulement un don de la Nature suprême, mais elle est identique à la Nature suprême '.

10. — Pour faciliter l'œuvre du Grand Nivellement, l'être en voie de rectification doit repousser toute discussion religieuse qui peut causer des disputes entre les hommes ou les diviser au lieu de les unir dans une seule et unique pensée, l'accomplissement de la Loi du Devenir

répond au contraire à une vérité philosophique de la plus haute importance.

i. C'est la parole de Hughes de Saint- Victor : « La Charité, dans sa plus haute formule, l'abnégation aimante en d'autres termes, n'est pas seulement un don de Dieu, c'est Dieu lui-même. » (Charitas non solum donum dei, sed etiam Deus dici potest.) (Ad. Franck, Nouveaux Essais,

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par les deux véhicules : celui de l'Amour et celui de la Recherche.

il - Nul ne doit croire à un enseignement, si cet enseignement révolte sa Raison; mais lorsqu'il a acquis la conviction qu'un enseignement est vrai, il ne lui est pas licite de l'abandonner, surtout aux heures d'affaiblissement intellectuel et de lassitude morale, et en particulier au moment de la mort.

12. - Le remède contre l'affaiblissement intellectuel et la lassitude morale se trouve dans les bonnes fréquentations et dans la retraite.

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