LES MIRACLES, LES CHARMES ET LES TALISMANS
Il serait profondement injuste de rendre
la doctrine de Çàkya-mouni responsable des travestissements que lui ont fait subir certaines sectes bouddhiques.
L'imagination indienne a badigeonné l'histoire de la vie du grand instituteur indien d'une légende merveilleuse qu'i faut dégager de tout lien solidaire avec l'enseignement du Maître. Là où s'est constitué une église, dans l'Inde et dans d'autres contrées de l'Asie, tous les moyens ont paru bons pour servir aux intérêts du commerce religieux, et la gent monacale n'a pas manqué une occa-
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sion d'abrutir les masses et de les exploiter en leur faisant croire aux miracles, aux charmes et aux talismans '.
Les écoles modernes les plus éclairées, il faut le reconnaître, cherchent, depuis quelque temps surtout, à s'affranchir des dangereuses conséquences d'un héritage démonétisé qu'elles doivent à des époques de foi naïve et d'obscurantisme Elles admettent, pour les hommes qui ont su se dégager des liens de la chair et notamment pour ceux qui se sont élevés à la condition d'arhat, la faculté de laire des « miracles » ; mais les miracles, suivant leur manière de s'excuser, ne sont rien autre chose que « l'application de certains secrets de la nature ' ». La science du thaumaturge comprend celle
I. Le Bouddha a dit : « Je ne possède aucun charme et j'ignore toutes les formules magiques ., (Mgr. Bigandct, évoque de Ramatha. Vie un Légende de Gaudama, p. 2 38).