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LE SALUT

Le Bouddhisme enseigne que la prière, les cérémonies du culte et les mortifications ne servent en rien pour le salut des hommes.

De la prière. — Suivant la doctrine bouddhique, la Loi suprême, qui ne saurait être autre chose que la Justice absolue, ne peut se laisser émouvoir ni modifier quoi que ce soit à ses arrêts par l'intervention indiscrète des pêcheurs.

La prière cependant n'est peut-être pas aussi infructueuse que le prétendent les écoles bouddhiques les plus éclairées :

dans certains cas, en effet, elle peut servir avantageusement à la culture de notre organisme moral en prenant pour

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UES MORTIFICATIONS. — JJ nV „ „

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teste outre une telle manière de voir

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de se livrer au ieûne et à toutes sortes demacérations. Il s > aperçm e

An que ces pratiques pouvaient être

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sance II C r Ut devoir y renoncer

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Jontaires que s'impose l'homme ont pour" -sultat de compromettre sa santé ë

d affaiblir ses forces morales, non seule ment elles ne doivent pas être prescrit

'• Rhys Davids, Buddhi sm , p . r3l>

APPENDICES

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mais le bon sens le plus rudimentaire exige qu'elles soient condamnées. Le devoir de la créature est d'accomplir une mission sur la terre en rapport avec son organisme : elle est coupable, lorsqu'elle fait quoi que ce soit qui puisse compromettre cet accomplissement ou même le rendre plus lent et plus tardif. A ce point devue, on peut dire que la plupart des écoles bouddhiques, qui condamnent les macérations de la chair ne prohibent peutêtre pas assez les macérations de l'esprit.

En tout cas, la prière et les mortifications ne peuvent être utiles au salut que si elles ont pour effet de développer les forces militantes de l'âme, sans amoindrir aucun des moyens que l'homme possède en son for intérieur pour triompher des exigences de la chair et atteindre à la Connaissance.

On a prétendu que, suivant la doctrine de Çàkya-mouni, un être ne pouvait absolument rien pour le salut d'un autre être. Cette opinion repose sur un pas-

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