LE DOGME ET L'ENSEIGNEMENT MORAL
i. — Lorsque l'homme de pensée a conscience d'avoir acquis une certitude, rien de plus légitime qu'il énonce hautement cette certitude. Il n'est donc pas étonnant que les religions aient formulé des dogmes.
S'il est établi qu'un dogme est la résultante d'une intuition plénière, rien ne s'oppose à ce que, dans le langage religieux, on lui attribue une source divine; mais il faut que l'intuition plénière soit réelle, et la difficulté d'établir sa réalité rend presque toujours son acceptation embarrassante pour l'esprit positif.