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l8 LE BOUDDHISME ÉCLECTIQUE
défaillir un moment. Quelque grave que soit sa défaillance, il a la certitude qu'il lui sera possible d'en triompher. La loi suprême de la Nature n'a pu vouloir que des êtres, sortis de son sein et qui sont ses enfants, ne puissent jamais retourner dans les bras de leur mère. Tous sont appelés, tous seront élus.
3. — Pour être comprises des masses, les religions ont promis à l'homme qui aurait accompli sa mission, une félicité éternelle.
L'idée que nous pouvons nous former de la fécilité éternelle ne peut devenir claire, complète et significative pourl'être, tant qu'il n'a pas abouti à la Connaissance. Il en est de même de l'idée de Dieu qui demeure pour nous vague et même mensongère tant que nous restons aux prises avec la concurrence vitale et l'intérêt égoïste.
4. — La justice absolue ne saurait admettre que le bien ou le mal, accompli pendant une courte existence, puisse
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motiver pour les êtres une félicité ou des souffrances éternelles '. La condition finale des êtres ne peut être acquise que lorsqu'ils auront parcouru les sphères successives d'émancipation qui doivent les rendre dignes de fournir des rouages parfaits à la grande machine universelle.
5. — Les progrès sur la voie de la Connaissance peuvent être obtenus par deux moyens : la Charité et l'Étude. Mais comme l'étude des lois du Devenir n'est possible que pour les êtres qui ont développé en eux le culte de la Charité, les deux moyens sont solidaires et corrélatifs.
Amour et Travail ne sont deux coefficients essentiels du principe de la Connaissance qu'à la condition de se compléter l'un et l'autre, de se confondre en quelque sorte, de devenir une seule et même chose. Jusqu'à leur complète unifi-
i. Voy. Olcott, Catéchisme Bouddhique, 32° édition, p. 61.
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cation, l'Amour n'est qu'un véhicule à l'aide duquel l'être peut obtenir la Connaissance, mais l'Amour n'est pas la Connaissance elle-même '.
i. La Morale bouddhique, p. 11.
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