‹ Le bouddhisme éclectiqueChapitre 10 sur 58 · LA LOGIQUE DANS LA NATURE UNIVERSELLE · texte numérisé non relu

LA LOGIQUE DANS LA NATURE UNIVERSELLE

i. — L'être qui veut arriver à la Connaissance et faire usage de sa Raison pour contrôler les concepts dont il a trouvé le point de départ dans les forces intuitives de son organisme moral et

intellectuel, doit nécessairement admettre comme un axiome indiscutable, que la Raison existe et qu'elle est la loi directrice de la Nature universelle.

2. — A ceux qui contesteraient l'existence de la Raison, il est impossible de rien démontrer, de rien prouver ; mais par ce fait même qu'ils contestent l'existence de la Raison, ils renoncent à tout droit d'intervenir à un titre quelconque dans la discussion des problèmes qui sont du ressort de la Raison.

3. — A ceux qui admettent l'existence de la Raison au contraire, on peut demander d'admettre que la Raison existe en eux et en dehors d'eux. On peut leur demander enfin de considérer comme un axiome la déclaration que la Nature universelle a des lois, que ces lois sont concordantes entres elles et, en un mot, qu'il existe une logique directrice dans l'œuvre de l'univers.

4. — Toutes les méthodes scientifiques, celles qui se fondent sur l'observa-

LES PRINCIPES ET LES MOYENS 2 5

tion aussi bien que celles qui procèdent par la voie des raisonnements à-prioriques, sont d'accord pour reconnaître les unes le fait, les autres la nécessité d'une logique dans la Nature.

5. — Les progrès de la science expérimentale apportent chaque jour de nouveaux témoignages à l'appui de cette doctrine nécessaire et inéluctable. Ils lui donnent une force sans cesse plus grande, en faisant converger vers un Principe Unique toutes les manifestations du monde de la forme (mouvement, chaleur, son, couleur, etc.), ^ 6. — Durant le travail de la recherche, l'être, en face des vastitudesde l'inconnu et dans l'embarras qu'il éprouve souvent d'établir des zones successives d'exploration dans ce domaine immense de l'inconnu, est obligé de recourir aux hypothèses, tant pour reprendre haleine dans sa course vers la Connaissance, que pour donner un point d'appui à ses investigations.

UOUDDH. ÉCLECT.

7. — Les hypothèses, lorsqu'elles ne sont pas en désaccord avec le Sentiment préconscientiel ' et le travail subséquent de la Raison, sont légitimes, mais à la condition de les traiter comme on traite les effets de commerce en comptabilité, c'est-à-dire comme des valeurs conventionnelles qu'il faudra à un moment donné l'aire sortir de la circulation. C'est un emprunt qu'on doit inscrire au compte des Bénéfices et Pertes avant de procéder à la liquidation générale.

1. On trouvera l'exposé de mes doctrines sur ce sentiment dans mon ouvrage intitulé La Met/iode conscientielle (Paris, F. Alcan éditeur, r88? ; un vol. in-8-).

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