VILLE DE BRUXEI ^AUL
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icurs , il ne s'endort pas le Piémont... tandis que Mantouc, par sa position géographique, ne peut tout au plus vous protéger que contre Venise , qui est trop occupée de ses arméniens contre lîle de Chypre , pour se mêler de nos affaires.
(Les conseillers se regardent.)
LE PRINCE
Ne riez pas, messieurs : ce qu'il dit là est parfaitement juste.
PREMIER CONSEILLER , étonné.
C'est très-fort.
troisième conseiller , de même.
Nous n'avions pas envisagé la question.,.
le marquis, inquiet.
Permettez... Je ne dis pas que la position de Parme... mais il faudrait que ses finances lui permissent de nous être utile, et elles sont dans un délabrement...
MAITRE HUGUO.
Ses finances ?
LE MARQUIS
m Certainement.
MAITRE HUGUO.
Erreur !.. c'est là que je vous arrête.
le MARQuis, inquiet .
De quoi diable se mêle-t-il ?
MAITRE HUGUO. i
Je connais les ressources de chaque pays , à livres , sous et deniers... {fouillant dans ses poches) et j'ai là une note exacte des revenus de Parme, qui montrera à Son Altesse... Où donc l'ai-je fourrée?.. Que lajeune princesse... C'est dans l'autre poche.. ."Peut apporter une dot... Je crois que la voilà.
(Il tend sans le regarder le papier qui se trouve être la lettre que Paola lui a remise au premier acte.)
le marquis , furieux , se levant.
Quoi ! vous osez.,.
maître huguo , avec une dignité comique.
Quand il s'agit de mon devoir, monsieur, rien ne peut m'effrayei
LE prince , au marquis en riant.
C'est quelque nouvelle plaisanterie.
(Il prend le papier.) LE MARQUIS, à part.
Il a été ftagné par l'ambassadeur... maudit boutlbn ! demain je te fais destituer.
LE prince , qui a ouvert le papier.
Qu'ai-je vu ?
le marquis.
Qu'avez-vous ?
LE PRINCE
Rien , rien...
(11 lit bas; )
MAITRE HUGTJO.
Je me suis peut-être trompe dans l'addition.
le prince, à part et parcourant la lettre.
La main de Castelli... il annonce ma mort , la mort de Frédéric , à cette pauvre Paola... Est-ce pour m 'apprendre qu'elle existe encore ? pour me rappeler des liens... quel mystère! et quel est donc cet homme ?
(Il le regarde avec anxiété.)
maître huguo , reprenant avec force.
Et maintenant, veut-on que je dise toute ma pensée? que j'éclaire le prince sur ses devoirs ?
le princ troublé , et saisissant sa main. Non , non, c'est assez... je vous comprends.
maître huguo , étonné.
Je n'ai encore rien dit.
LE prince , à mi-voix.
N'importe, je devine votre dessein , et vous serez content de moi. h {Haut à ses conseillers. ) Messieurs , messieurs , je lève la séance,., qu'on ne me parle plus d'alliance , de mariage , j'y renonce.
le marquis , avec joie.
Est-il possible !
maître huguo , à part.
Qu'est-ce qu'il dit donc?.. Il se trompe.
(Les conseillers et le marquis s'empressent de féliciter maître Huguo , l'entourent avec des démonstrations de respect et d'admiration.)
LE MARQUIS
Air du Fleuve de La vie.
O triomphe de l'éloquence...
PREMIER CONSEILL1R.
Quel talent !