‹ Le bouffon du prince, comédie-vaudeville en deux actesChapitre 29 sur 38 · TROISIÈME CONSEILLER · texte numérisé non relu

TROISIÈME CONSEILLER

Sans compter qu'un mariage avec Parme inquiétera la politique du duc de Mantoue ; et il vaudrait mieux rechercher l'alliance de ce dernier.

TOUS

Du duc de Mantoue ?

LÉ MARQUIS

Au fait , nous n'y songions pas.

MAITRE HUGUO , se levant.

Pardon... Je demande la permission de répondre au préopinant.

( On rit. )

LE MARQUIS, à IJllgUO.

Ah! ce n'est pas le moment de plaisanter.

maître huguo , froidement.

C'est ce que j'allais dire à ces messieurs qui rient toujours. .. Ce n'est pas le moment de plaisanter.

le prince , riant.

A la bonne heure : voilà qu'il s'y met.

le marquis.

Morbleu !

LE prince, lui imposant silence.

Laisse-le parler.

Je vois que nous allons remettre sur le tapis l'éternelle question de l'équilibre politique de l'Italie, qui ne signifie rien du tout... car, de quoi s'agit-il ici? De marier Son Altesse. Et si vous m'interrogez là-dessus, je vous dirai ingénuement que je serais volontiers pour le duc de Mantoue , moi.

TOUS

Ah!..

MAITRE HUGUO.

Car il a tout pour lui... le duc de Mantoue! mais il n'y a qu'une petite difficulté , c'est qu'il n'a pas de fille.

tous , étonnes.

Plaît-il?..

LE PRINCE

Eh! mais il a raison... Vous vous disputez là...

MAITRE HUGUO.

Ceci posé, comment peut-on songer ù rejeté*' l'alliance u, Panne , qui nousassure celle de Gènes et le commerce de tout le littoral! qui nous couvre du coté du Piémont , dont nous avons toujours à craindre les empiétement ; car, prenez-y garde , mes-

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