TROISIÈME CONSEILLER
Sans compter qu'un mariage avec Parme inquiétera la politique du duc de Mantoue ; et il vaudrait mieux rechercher l'alliance de ce dernier.
TOUS
Du duc de Mantoue ?
LÉ MARQUIS
Au fait , nous n'y songions pas.
MAITRE HUGUO , se levant.
Pardon... Je demande la permission de répondre au préopinant.
( On rit. )
LE MARQUIS, à IJllgUO.
Ah! ce n'est pas le moment de plaisanter.
maître huguo , froidement.
C'est ce que j'allais dire à ces messieurs qui rient toujours. .. Ce n'est pas le moment de plaisanter.
le prince , riant.
A la bonne heure : voilà qu'il s'y met.
le marquis.
Morbleu !
LE prince, lui imposant silence.
Laisse-le parler.
Je vois que nous allons remettre sur le tapis l'éternelle question de l'équilibre politique de l'Italie, qui ne signifie rien du tout... car, de quoi s'agit-il ici? De marier Son Altesse. Et si vous m'interrogez là-dessus, je vous dirai ingénuement que je serais volontiers pour le duc de Mantoue , moi.
TOUS
Ah!..
MAITRE HUGUO.
Car il a tout pour lui... le duc de Mantoue! mais il n'y a qu'une petite difficulté , c'est qu'il n'a pas de fille.
tous , étonnes.
Plaît-il?..
LE PRINCE
Eh! mais il a raison... Vous vous disputez là...
MAITRE HUGUO.
Ceci posé, comment peut-on songer ù rejeté*' l'alliance u, Panne , qui nousassure celle de Gènes et le commerce de tout le littoral! qui nous couvre du coté du Piémont , dont nous avons toujours à craindre les empiétement ; car, prenez-y garde , mes-