I-E BOUQUET
Qui n'a vu iiAthencs ni Ronimc , Et si veut faire l'habile homme.
Mais je hay plus que tous ceux ci Nos atheïstes sans soucy , Pourceaux crouplssans en l'ordure Des sales plaisirs d'Epicure.
Vilains pourceaux par trop ingras , Vous amassez le glan a bas , Sans reconnoistre en nule sorte L'arbre libéral qui l'apporte.
J''aime, La Place (i) , seulement L'Iiomme qui parle rondement , Qui croit en Dieu , qui le révère Comme un fils révère son père.
J'aime celui qui parle à luy Comme devant tous , et celuy Qui vit ça bas humble , et s'asseure Que Dieu le regarde à toute heure.
J'aime un bon cueur, j'aime sa foy, J'aime un bel esprit comme toi, Toujours actif qui dans un livre Cherche après la mort à revivre.
(i) Daniel de la Place , conseiller au parlement de Iloueu , et Seigneur de Fumechon.
Las! elle nous suit pas à pas, Et rien ne fuira le trépas , Sinon nos âmes immortelles Et les enfans qui naissent d'elles.
Heureux ! si je puis vivre ainsi , Passant mon âge sans souci , Ferme rocher contre l'envie Jalouse de l'heur de ma vie.
Je n'aurai soin de ce butin, Qu'on va quérir souz le matin , Ni de tout le bien misérable De la fortune variable.
Un ruissclet , argenlelet, Au bord moussolct doucelet Me sera plus doux et fidèle Que le fumeux fils de Sémèle.
Je vivray sans nécessité , Certain de la fidélité De mon petit champ que nature Me fera rendre avec usure.
Malheureux l'homme ambitieux, Malheureux l'avaricicux , Ausquels l'ame brûle sans cesse Après l'honneur et la richesse.
2/| IF nouQurr