SCENE V
EDOUARD, uccourant, THERESE, LÀBONDE,
sur le pas de sa boutique.
EDOUARD
Ah ! te voilà , ma chère Thérèse.
THÉRÈSE
J'avais cru vous entendre, et j'étais accourue.
EDOUARD
Air : Gentil JETousard,
Toutes les fois que je vois ma roaîtresse , Quel doux plaisir vient soudain m'agiter l Mais quel chagrin se mêle à mon ivresse , Quand vient, hclas l Pinstant de la quitter.
THERESE
Air : De la Berlinoise.
J'éprouve comme vous Un instant de tristesse , Quand d'un plaisir si doux L'heure finit pour nous^ Mais ce regret qui m'agite et m'oppresse , S'adoucit par l'espoir De bientôt Vous revoir.
L ABONDE, à part.
Pourquoi n'est-il qu' la jeunesse
Pour les amours.
Quel bonheur l si leur ivresse Durait toujours.
Mais plutôt c' plaisir Doit s'évanouir , Plutôt le désir Doit s' évanouir. . .
N' troublons pas d' leur tendresse ,
L'accord charmant , Et rentrons sans qu' ça paraisse ,
Tout doucement. ^
It rentre chez lui, )