OI
EDOUARD
Ce matin? nous serons donc mariés ce soir?
THÉRÈSE
Comme vous y allez.
EDOUARD
Mais, s'il sort, il est guéri.
Pas assez pour présider le repas de nos noces; et c*est comme il l'entend.
EDOUA RD.
Ah! c'est vrai ; mais, enfin, ça ne tardera pas, hein?
THÉRÈSE
Il faut espérer que sa convalescense ne «era pas aussi longue que sa" maladie.
EDOUARD
Et que dans huit jours , ma jolie Thérèse sera la femme de .«on ])etit Edouajd , sais-tu qu'il me devait bien cette récompense là ï car , sans les médecins que )e lui ai envoyés. . .
THÉRÈSE
Vos médecins n'y ont rien fait du tout, car ils ne se sont seulement jamais accordés sur la maladie, ni sur sa véritable caus^.
EDOUARD
De quoi souîFraitril donc ?
THÉRÈSE
De la saison qui lui était contraire; et le changement de temps Ta sauvé ; ainsi , sauf l'intention , vous voyez qu'il ne vous doit pas grand chose, et que même vous kû avez fait plus de mal que de bien.
EDOUARD
Comment ?
THÉRÈSE
Vous allez en juger.
Air : Je ne veux pas qu'on me -prenne. Tous \os docteart» bont sans doute Experts dans Tait de traiter.
Mais on sait ce qu'j.! en coûte ,
Quand ou voul Ifsconsnller :
F,t par vos conseils, mon p«re , À lait ties tViiisi inouite.
Quand ])ruî le tirer (Vafi'aire , li ne fallait qu'un LauÂ5.
Les Convives ( en dedans ).
Vive le Roi ! à la santé du Roi î
Qu'est-ce que j'entends donc là !
Ce sont les convives du père Labonde qui traite aujourd'hui gratis.
EDOUARD
Mais je pense aune chose, moi; puisque c'est aujourd'hui le jour où Ton donne , il faut que tu me donnes quelque chose.
T H ÉRÈZ K.
Moi ; c'est plutôt à vous à me donner . . .
EDOUAÎID.
Ah I mon dieu , je ne demande pas mieux ; mais qu'est-ce que je te donnerai ?
THÉRÈSE
Il faut me donner votre parole que vous n'en aimerez jamais d'auîre que moi.
EDOUARD
C'est fait depuis long-temps, cela; tiens, j'aime mieux te donner. . . écoute ; je vais te dire cela à l'oreille.
Oh 1 non y non , non , non -, je vous devine.
^irnoupeau.
Je crois que j'entends mon père.
S'il noJis surprenait grand dieu î Partez vite.
EDOUARD
Oui , mais ma chère , Un doux adieu.
Sur cette place , Y pensez-vous? ah ! quelle audace!
EDOUARD
Allons, de bonne'giâce II faut que Ton me satisfasse.
T H ÉrÈs E.
Paix donc [bis") On va sortir de la maison .
ÉDOUARE.
Allons, que crains-tu donc?
11 est encor dans la maison.
Non, non , ( ter ) vous perdez la raison.
EDOUARD
Cest toi ( ter) qui m'ôles la raison.
Ah ! je vais venir ma mère.
THÉRÈSE
Comme elle va nous gronder.
A présent que faut-il faire ?
( lO
EDOUARD^ Il faut céder.
Allons, ma chère amie , Exauce un amant qui l'en prie.
THÉRÈSE
Mais quelle envie, Ah ! c'est vraiment de la folie.
EDOUARD
D'un coeur si bien épris , Ah ! qu'un doux baiser soil le prix.
Non , je vous dis.
Que rious allons être surpris.
( Edouard U embrasse au moment oh le père et la mère sur-* viennent. ) Adieu (^ fois ) le voilà pris.