SCENE VII
Les Précédents, Madame BONTEMS venant de dehors % GERVAIS sortant de chez^ lui,
GERVAIS et Mad. B ONTEM s.
Eh ! bien , eli ! bien , qu'est-ce que je vois donc là ?.. .
EDOUARD ( embarassé ).
Ce n'est rien, monsieur Gervais. . . c'est que mademoiselle votre fille me souhaitait ma fête.
Madame B o N T E M s Sa fête.
EDOUARD, bas à sa mère.
Paix donc , ma mère.
GERVAIS
Tu t'appelles-donc Louis P
EDQUARRD
J'ai cet honneur là,
GERVAIS
En ce cas, il faut que je t'embrasse aussi.
EDOUARD
Bien volantiers.
Mad. B ONT EM s
Allons , allons, il est tems de les marier.
GERVAIS
Mais pourquoi, puisque Louis e3t J;on nom , te fai^^tu fpj^eler Edouard?
IVTad B O NT E M s "
Ponrquoi, pourquoi (à part. ) Il faut le tirer de là , ce pauvre garçon, (haut.) Il a quatre noms, Louis , Edouard, y^uguste, Victor... il ne peut pas les porter tous les quatre, peut-être ? (^
Il nj a rien à répliquer à cela.
Mad. B G N T E M s
N'est-il pas vrai? Ah ça , voisin, votre médecin vous at-il dit qijand nous pourrions marier ces jeunes gens ?
Oui , au premier verre de Champagne que je boirai.
Mad. B n N T E M s
Ah! où en êtes-vous, maintenant?
A la bourache.
EDOUARD
A la bourache? mais, monsieur, en voilà encore pour deux mois.
G E Tu V A î s
Laisse donc tranquille avec tes deux mois, quand jeté dis que d'heure en heure je me sens mieux , et je viens , tout-à-l'heure, d'escamoter un verre de Bourgogne ; qui a passé, mais passé...
Air: du Vaud. deVEaide six francs.
Buvant ce verre de Bourgogne ,
A Tinsçu de la faculté ,
Je viens d'avancer la besogne (Ô/.S.)
Kt c'esl un pas vers la sanlé»
Mais puisque je suis en campagne ,
/e veux poursuivre mon chemin ,
Et Von sait qu'en un lour de main ,
{Gc-te de tirer bouchon, )
On va de Bourgogne en Champagne.
Quoi! monsieur Gervais, vous iriez. . . si c'était possible.
i H it R i: s E Ah! oui, mon père, faites ce petit voyage là, d'ailleurs vous savez qu'on recommande Texercice aux malades. M ad. B o N T EM s Vous l'entendez, papa Gervais, voi!à des enfans qui ont grande envie que vous vous portiez bien. E D o i J A n D Non , mais c'est que vraiment, M. Gervais vous avez aujourd'hui un teint...