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r1lonté de nos administrateurs d'obtenir üne bonne maior‘t* netait pas moins grande. Les ultras furent cependant battus dans les deux collèges d'arrondissement. La permanence des fistes électorales, résultant de la loi sur l’organisation du jury, avait permis aux libéraux de n’oublier aucun des leurs et de se présenter à la bataille avec toutes leurs forces. Si la loi du 17 avril 1827 n'avait pas été votée, la chute de la Restauration gut vraisemblablement pu être retardée. Les préfets auraient eu plus de latitude pour agir et la manœuvre de 1824 aurait pu se reproduire. Les élections de 1830 n'auraient peut-être pas envoyé à la Chambre une majorité libérale ; les ordonnances de juillet n'auraient pas eu de raison d'être.
Généralement, ces ordonnances sont considérées comme la cause de la Révolution de 1830 ; elles n'en furent que te prétexte, depuis longtemps cherché par les ennemis du régime. Le soulèvement des Parisiens n'eut pas le caractère d'une insurrection et c'est pour cette raison même que les soldats du äuc de Raguse ne purent être vainqueurs. Le peuple de Paris avait derrière lui la France entière et son triomphe fut salué par des cris de joie jusque dans les moindres hameaux. Il faut chercher les Causes profondes des journées de juillet Gans le mécontentement, la rancœur, la& haine même qui s'étaient lentement emparés du cœur et de l’esprit du peuple. Depuis longtemps déjà l'orage grondait, les
ordonnances de juillet le firent éclater.
Nos pères avaient placé leur idéal trop haut pour que leur œuvre ne leur survécut pas. Les principes qu’ils avaient proclamés étaient trop grand pour qu'ils connussent l'oubli. Mais awnt qu'ils fussent sincèrement acceptés, bien des intérêts particuliers se mirent en travers de l'intérêt général et des aspirations nationales,
Les difficultés rencontrées, les sacrifices consentis, dcivent nous rendre singulièrement précieuse la liberté dont nous jouissons. Il est bon que les générations présents sachent qu’il en est d’autres qui se sont sacrifiées à leur bonheur, afin qu'elles puissent trouver dans leur conduite une leçon et un exemple, et qu’elles comprennent quelle somme de reconnaissance elles doivent à ceux qui luttèrent pour le triomphe d’un idéal.
Montpellier, le 5 février 1924.
Le Président, DE NESMES-DESMARETS.
Montpellier, le 18 février 1924.
Le Doyen, MOYE.