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ti mnaires encore en exercice, avaient eu une « conduite coupable » pendant les Cent-Jours.
D'abord, de nouvelles nominations de Pairs furent faites ; ceux qui s'étaient ralliés à Napoléon furent écartés. La Ghanbre des Cent-Jours fut dissoute, le 13 juillet, et les collèges électoraux convoqués pour le 14 et le 22 août. Les nouvelles élections donnèrent une énorme majorité aux royalistes ; Louis XVIII appela cette nouvelle assemblée « Chambre introuvalile ».
Un de ses premiers actes fut de provoquer la chute du ministère Talleyrand. La présidence du nouveau ministère fut donnée au duc de Richelieu, petit-fils du maréchal, ancien émigré, qui avait pris du service en Russie, et qui s’était distingué comme gouverneur d’Odessa ! L'opinion roya- liste exaltée fut représentée au nouveau ministère par le duc de Feltre à la guerre, Dubouchage à la marine, et le comte Vaublanc, préfet des Bouches-du-Rhône, à l’intérieur ; Decazes fut ministre de la police ; il n’était guère connu que par la faveur que lui accord'uit Louis XVIII
Le nouveau Gouvernement commença aussitôt « l’épuration » des fonctionnaires. Dès le 27 octobre, le ministre de l'intérieur écrit au préfet pour l’inviter à dresser la liste de ceux qui, « tenant des places du gouvernement, ne méritent pas de les conserver ». Des notes devront être adressées à chacun des ministres, pour « leur donner le moyen de travailler à leur remplacement. Quant à ceux qui ne peuvent être atteints de cette manière, ils doivent être l’objet d’une surveillance spéciale » (2). Les royailstes allaient poursuivre impitoyablement leurs adversaires.
Quelques changements avaient déjà eu lieu dans notre département. Le 15 août, Pescatore avait été nommé secré-
(1) Archives départementales, M, police ire série 1815. (1) Archives départementales, M, police 1re série 1815.
taire général de la préfecture. Saint-Martin des Islets avait été nommé sous-préfet de Montluçon, le 7 août 1815 ; « plein de vertu et de dévouement au Roi, de moyens de travail, de force et de droiture : il n'existe pas peut-être un homme d'une conscience plus pure », voici le portrait que le préfet faisait de des Islets (1). Saint-Martin était dévôt, peut-être à l'excès, l’austérité de ses principes lui fit des ennemis ; il travaillait beaucoup et ne manquait pas de courage, il arrêta lui-même le général Ameil à Auxerre lors du retour de « l’usurpateur ». Royaliste ardent, partisan des mesures de rigueur, les libéraux de l'arrondissement de Montluçon eurent à compter avec lui.
Le vicomte de Suleau fut nommé à Gannat, il fut longtemps absent, et Pescatore fit assez longtemps l'intérim. Ce fut Félix de Conny qui obtint la sous-préfecture de Lapalisse. Il devint l’un des chefs des « ultras » dans le département, et 1830 le trouva député siégeant à l’extrème-droite.
Le conseil général et les conseils d'arrondissement furent l'objet de tous les soins de l'autorité supérieure. Les préfets furent invités à faire des propositions pour remplacer ceux de leurs membres, connus pour leurs mauvaises opinions politiques.
Dans chaque arrondissement, les sous-préfets dressèrent
des tableaux, avec leurs observations ; nous reproduisons celui présenté par le sous-préfet de Montluçon :
Changement proposé dans le Conseil d'arrondissement de Montluçon
A REMPLACER PROPOSÉS EN REMPLACEMENT Deschamp de Savigny, démis- Chevenon de Bigny fils, maire sionnaire. de Montluçon.
Dupuylata-Bésse, À conserver.