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Le Bourgeois de Lille esquisses locales

Le BMBjcflii k Lffle. — Le 6aM <e LiEe. — ^^^ m Béofii. — Le loi^eiis le Iffle m teste Douai — U Bcii^eois de UQe i h

Police WiïectkiiuiiiE. — Lg Som^îois d2 a. «o::d mnicipal. — Ls Bourgeois de Lille an Conseil de Réïisiûû. — Hcrt da Bourgeois de Liiie. — Aniioailés décries de Lilie.

Uuiii«slic4 lacU.

LILLË,

AilwttM de l'ilTISTI

18 » fne Erqinrawife.

On llfillS, Ufaiic.

18 , mt E»qiitnnAi»e.

Mon chir Étlileur,

y uns me demandez au auloi^raphe et une préface ; deux choies ! CeU trop d'wie. Vn aulographcy bm Dieu ! pour apprendre am publie curieux que je sm le plm mauvais élevé quaU formé AL Crucq, de calli^aphu{ue inéumre? — Cela^ me tftres-twi», ne pnmve rien; au eonlrmre; il est admis qu'une écriture détestable est le cachet du talent EetreUe iniéchigrabkî c'est la prèune du géme, — Mais^ du moins vous reconnaîtrez que l'écriture , comme tous les produits de T/tomift^, se déprém en raison directe de son

abondance sur le marché ; or, je vous atteste que je suts k

bourgeois de Lille qui a le plus barbouillé de papieis de ioîUe espècôjjudiciatreSj adminisiratifSfliUéraireSffotiiiques et autres ; sans compter une correspondance privée dont la boîte de la rue Marais sait quelque chose ^ ce que je suis loin deme reprocher. . . Heureux ceux qui écrivent beaucoup de lettres , cest quils ont beamouj) d'amis. Je me suis toujours défié de Bamave, qui déclara à ses juges n'avoir jamais adressé une seule épïtrc à personne , et j'ai perdu un peu de l'estime que je professais pour Michel Montaigne, depuis qtie le procès récent de M. Feuillet de Conehes avec la Bibliothèque JSalwnaie ma appns combien élment rares les autographes épislolaires de l'auteur des Essais.

// est vrai qu'il avait dans la Boétie un ami qui devait suffire aux épanchetnents de son co^r.

Donc^ mon écriture n aurait aucun it^érét pow* vous; passons.

Vous me danandez aiêssi une préface, ' Je comprends parfaitement que r auteur qui imprime une œuvre entièrement inédiiecherche, dmsunpréambule étudié, à captiver les bonnes fjraces de — F ami lecteur, — tnais cette précaution oratoire nest-cUe pas suraboudaute quaiul la phpart des morceaux sont cmmus du public qui déjà leur a fait un accueil favorable ?

J' entend» votre objection : Vma voulez que teut au moins je dise pourquoi je réunis aujourd kui, dans les liens communs d'une brochurCy ces enfants égarés de différents ûges!

UéUu I le $aù''jemi'méfne ? J'obéis peut-eire^ $aM m en douter, à cet mtiiwt obsertfé chez Ub agùimmti :

Quand lu gai de-maiade — un type encore bien curieux

— v^MVB^'^^^^''^ ftt'eUe soigne agiier let broê ,

tomme potfr rassembler vers sa poitrine certainM ohjete qu'il croU votr et sentir ^ elle a un mot atroce pour peindre ce mimvement automatique : Il bit son paquet.

Je fais peut-être aussi mon paquet littéraire !

A cette otjeetionj d'aiUem, que vous nCairemZy wm êtes plus que moi en mesure de répondre ; car vous setil, à propemeiU parler f vous êtes, sinon l'auteur du livre, du mmnsFauteur de h pubUea^. Cest vous qui, dans la pensée patriotique de consacrer au Bourgeois de Lille un numument digne de kn , avez esimmé de la poudre des journaux et recueils oubliés les traits épars de ce personnage f de manière à reconstruire ce que vous appelez usèe figure historique.

Prenez donc francliementlaresponsabilitéde l'oeuvre.

Quant A moi , s'il faut enfin vous donner confideatiellement/a raisonde mon éloignement pour le travail que vous me demandez^ s*il faut voue dire la vérité vraie — style parlementaire — c'est ^ le soMl me chasse de mon cabinet*.,.

J'étais arrivé à la campagne avec les dispositions tes

plus laborieuses. Mais y ce matin, j'ai sous les yeux la forêt de Phalempin qui sort de son long sommai d'hiver ; je vois verdoyer les taillis qui exhalent les pénétrantes sen-

Ylll

ieon éekmrHve en moiwemeni; lapervenehe, H chère à

Hûusseau perce la mousse encoi e humide et etaie sa corolle iom odeur à côté de l'humble tnoleUe que son làisse êemner ; j entends les concerts vane^ des imsignoîs et des pitmm el la double note, du coucou précurs&ir^du priniemps ; f<n mieux à finre que de composer une préface.

Charges^ous donc de ce soin, et excusez moi si je me contente de recommander — io petto — me» Esquisses

LILLOISES, à lu bienveillance des lccleî$rSy — ces amis inconnus que l'auteur le plm obscur rencontre toujours dam le monde. —

Yi^e bim dévoué ,

La TéuarJerïft, 1» Afril t8»l.

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