‹ Le bourgeois gentilhomme (volume 2)Chapitre 102 sur 186 · MONSIEUR JOURDAIN, DORIMENE, DORANTE, LAQUAIS · texte numérisé non relu

MONSIEUR JOURDAIN, DORIMENE, DORANTE, LAQUAIS

fONSIEUR JOURDAIN après avoir fait deux révérences*, se trouvant trop près de Dorimene.

Un peu plus loin, Madame.

DORIMENE.

Gomment ?

MONSIEUR JOURDAIN

Un pas, s'il vous plaist.

128 LE BOU lt(. EO [S G l-N I I Ml OW M E,

DORIMBNE.

Quoy donc?

MONSIEUR JOURDAIN

Reculez un peu, pour la troisième.

DORANTE

Madame, Monsieur Jourdain sçait son monde.

Madame, ce m'est une gloire bien grande de me voii assez fortuné, pour estre si heureux, que d'avoir 1< bonheur, que vous ayez eu la bonté de m'accorder h grâce, de me faire l'honneur, de m'honorer de la faveui de votre présence : et si j'avois aussi le merile, poui mériter un mérite comme le vostre, et que le Ciel. . , envieux de mon bien. . .m'eust accordé... l'avantage de me voir digne. . . des. . .

DORANTE

Monsieur Jourdain, en voilà assez; Madame n'aime pas les grands complimens, et elle sçait que vous estes homme d'esprit. (Bas à Dorimenë). C'est un bor bourgeois assez ridicule, comme vous voyez, dans toutes ses manières.

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