LUCILE, MONSIEUR JOURDAIN, DORANTE, DORIMENE, ETC
MONSIEUR JOURDAIN
Venez, ma fille, aproehez-vous, et venez donner
A C T K Y , S CE N E V . i C)7
ostre main à Monsieur, qui vous fait l'honneur de vous emander en mariage.
LUCILE
Comment ! mon père, comme vous voilà fait ! Est-ce ne comédie que vous jouez?
MONSIEUR JOURDAIN
Non, non, ce n'est pas une comédie, c'est une ('faire fort sérieuse, et la plus pleine d'honneur pour bus qui se peut souhaiter. Voilà le mary que je vous onne.
A moy, mon père :
LUCILE
MONSIEUR JOURDAIN
Oiïy, à vous, allons, touchez-luy dans la main *, et endez grâce au Ciel de vostre bonheur.
LUCILE
Je ne veux point'me marier
MONSIEUR JOURDAIN
Je le veux moy, qui suis vostre père.
LUCILE
Je n'en feray rien.
MONSIEUR JOURDAIN
Ah, que de bruit! Allons, vous dis-je. Çà, voti main.
LUCILE
Non, mou pore, je vous l'ay dit, il n'est point ( pouvoir qui me puisse obliger à prendre un auli mary que Gleonte ; et je me resoudiay plutost à touU
les extl'émitez, que de... (Reconnoissant Cleonie.) Il C:
vray que vous estes mon père *, je vous dois entiei obéissance ; et c'est à vous à disposer de inoy selo vos volontez.
MONSIEUR JOURDAIN
Ah ! je suis ravi de vous voir si promptement rêve nue dans vostre devoir ; et voilà qui me plaist, d'avo une fille obéissante.