‹ Le bourgeois gentilhomme (volume 2)Chapitre 125 sur 186 · LUCILE, MONSIEUR JOURDAIN, DORANTE, DORIMENE, ETC · texte numérisé non relu

LUCILE, MONSIEUR JOURDAIN, DORANTE, DORIMENE, ETC

MONSIEUR JOURDAIN

Venez, ma fille, aproehez-vous, et venez donner

A C T K Y , S CE N E V . i C)7

ostre main à Monsieur, qui vous fait l'honneur de vous emander en mariage.

LUCILE

Comment ! mon père, comme vous voilà fait ! Est-ce ne comédie que vous jouez?

MONSIEUR JOURDAIN

Non, non, ce n'est pas une comédie, c'est une ('faire fort sérieuse, et la plus pleine d'honneur pour bus qui se peut souhaiter. Voilà le mary que je vous onne.

A moy, mon père :

LUCILE

MONSIEUR JOURDAIN

Oiïy, à vous, allons, touchez-luy dans la main *, et endez grâce au Ciel de vostre bonheur.

LUCILE

Je ne veux point'me marier

MONSIEUR JOURDAIN

Je le veux moy, qui suis vostre père.

LUCILE

Je n'en feray rien.

MONSIEUR JOURDAIN

Ah, que de bruit! Allons, vous dis-je. Çà, voti main.

LUCILE

Non, mou pore, je vous l'ay dit, il n'est point ( pouvoir qui me puisse obliger à prendre un auli mary que Gleonte ; et je me resoudiay plutost à touU

les extl'émitez, que de... (Reconnoissant Cleonie.) Il C:

vray que vous estes mon père *, je vous dois entiei obéissance ; et c'est à vous à disposer de inoy selo vos volontez.

MONSIEUR JOURDAIN

Ah ! je suis ravi de vous voir si promptement rêve nue dans vostre devoir ; et voilà qui me plaist, d'avo une fille obéissante.

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