ACTE V, SCENE DERNIERE
COVIELLE à Monsieur Jourdain.
Monsieur, si elle veut écouter une parole en particulier, je vous promets de la faire consentir à ce que ;ous voulez.
MADAME JOURDAIN
Je n'y consentiray point.
COVIELLE
Ecoutez-moy seulement.
MADAME JOURDAIN
Non.
MONSIEUR JOURDAIN
Ecoutez-le.
MADAME JOURDAIN
Non, je ne veux pas écouter.
MONSIEUR JOURDAIN
Il vous dira . . .
MADAME JOURDAIN
Je ne veux point qu'il me dise rien.
i"ii LE BOURGEOIS GENTILHOMME.
MONSIEUR JOURDAIN
Voilà une grande obstination de femme! Cela vou fera-t'il mal, de l'entendiv '.
COVIELLE
Ne faites que m' écouter, vous ferez après ce qu'i vous plaira.
Hé bien , quoy ?
COVIELLE, à part.
Il y a une heure, Madame, que nous vous faison signe. Ne voyez-vous pas bien que tout cecy n'est fa que pour nous ajuster aux visions de vostre mary, qu nous l'abusons sous ce déguisement, et que c'es Cleonte luy-mesme qui est le fils du Grand-Turc?
MADAME JOURDAIN
Ah, ah !
COVIELLE
Et moy, Govielle, qui suis le truchement.
MADAME JOURDAIN
Ah ! comme cela, je me rens.