‹ Le bourgeois gentilhomme (volume 2)Chapitre 129 sur 186 · ACTE V, SCENE DERNIERE · texte numérisé non relu

ACTE V, SCENE DERNIERE

COVIELLE à Monsieur Jourdain.

Monsieur, si elle veut écouter une parole en particulier, je vous promets de la faire consentir à ce que ;ous voulez.

MADAME JOURDAIN

Je n'y consentiray point.

COVIELLE

Ecoutez-moy seulement.

MADAME JOURDAIN

Non.

MONSIEUR JOURDAIN

Ecoutez-le.

MADAME JOURDAIN

Non, je ne veux pas écouter.

MONSIEUR JOURDAIN

Il vous dira . . .

MADAME JOURDAIN

Je ne veux point qu'il me dise rien.

i"ii LE BOURGEOIS GENTILHOMME.

MONSIEUR JOURDAIN

Voilà une grande obstination de femme! Cela vou fera-t'il mal, de l'entendiv '.

COVIELLE

Ne faites que m' écouter, vous ferez après ce qu'i vous plaira.

Hé bien , quoy ?

COVIELLE, à part.

Il y a une heure, Madame, que nous vous faison signe. Ne voyez-vous pas bien que tout cecy n'est fa que pour nous ajuster aux visions de vostre mary, qu nous l'abusons sous ce déguisement, et que c'es Cleonte luy-mesme qui est le fils du Grand-Turc?

MADAME JOURDAIN

Ah, ah !

COVIELLE

Et moy, Govielle, qui suis le truchement.

MADAME JOURDAIN

Ah ! comme cela, je me rens.

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