tout /'■■ toit ' q 'auront nul égard
Moi ., /
i ,'.i. »/;//<■ caquets divers s'y /■««/ m moins de rien.
in. l'an
Pasquier, dans ses Recherches de la France, VIII, vu, pa: des dictions •] u i « représentent en leur naïf ce pourquoi cl] ont esté introduites », sans qu'il a ■ mendier les I
m grec el du latin, et moin- encore de l'allem el mères 1 1 tilles d'elle ...De celles-cy les u
lenl le son des choses inanimées: | le hennir besler des moutons, le mJoller des petits chats, le tintin c cloches, etlesautres voixet jargons des animaux ... Ji
■ ililiei- le coqucter des eoqs et des poules, dont ils no rompent la leste quand ils s'entrefonl l'amour et dont no avons formé, par une belle métaphore, caquetter, lorsque qa ques babillards nous repaissent de parob-s \ aines : et de mesme les mesdisans oui appelé le caquet des femmes, >
Une ebanson célèDrc au xvnc siècle est la chanson du P< roquet : on la trouve dans le Nouveau entretien des hono compagnies, Paris, L635; en voici un des couplets ■
Qu'on prononce chousc pour chose, Qu'on dise courtais pour courtois, Qu'un prononce français pour françois, Ce sont traits dont le perroquet,
Perroquet, perroquet, Se doit rire dans son caquet.
M. Lit tre n'admet pas que caqueter vienne de coquetc. Soit, Mais ces deux mots ont une origine commune, le s< que lance le coq à chaque instant . — Ménage remarque que langue bretonne a le même mot pour la même idée : ma est-il plus ancien en français qu'en breton:
Carême-prenant, carnaval, masque de carnaval :
— « On diroit qu'il est céans caresme-prenant tous les jours. »
Bourg . gent. p. 64.
- « On dit que vous voulez donner vostre Dlle en mariage à un isme-jirenant. » Ibid, 169.
)e même :
- « Cela, el un triste carrousel... sera tout ce que nous aurons à ce tme-prenant. » Mami. Letlr. à Peiresc, 18 février 1610.
- u 11 M. de Longueville) a été fort accompagné de la noblesse, tout carême-prenant. » Id. Ibid. 23 mars HAj.
■ « Je crois qu'on riroit de moi, si on osoit ; tout est de earême-pret. » SÉv. Lcltr. à Mm" de Gvignan, 1673.
larême-prenant, c'est à la fois le moment où le carême \nd, c.-à-d. le carnaval, et l'homme déguise, dont on dit en- 'e, au moins en Anjou, «c'est un carnaval».
Caressés, te'moignages de sympathie, de bienveillance :
- « 11 me fait des caresses dont je suis moy-mesme confus. »
Bourg, gent. p. 73.
De même :
17. Je vous rois accabler un homme de caresses, Et témoigner pour lui les dernières tendresses.
Mol. Misanthr.
933. Les fureurs du tyran emportent les promesses ; Tes feux et tes serments cèdent à ses caresses.
Corn. Cinna.
Céans:
-« La personne... doit... venir disner céans. »
Bourg, gent. p. 21.
- « Toutes vos compagnies font tant de désordre céans. »
Ibid. 62, III, m, Cf. 61, 152, 178.
De même :
80. On ne voit presque point céans venir Bamis. Mol. Fem. sav., Cf. Fem. sav., vers 438. 565, 588, 1285, -1598, 1616. - Tari., vers 46, 62, 120, 117, 16", 230, 476, 1153, 1208, 1554, 1752; 1790. — L'Avare, etc.
Pour Jacq. Dubois (Sylvius), ccans équivaut à chi ens, hic :
, cas, i. '-. Iii'-, intus ; scd vulgus Galiorum, ceanjl
t iens chi en ï, i. e. hue intra ; \ ; d< cm
in intùs. Grammatica lat.gaJl., 1531, p. 140.J
D --.il côté, Rob. Eslionno dit : c eus -• dil pour dedens :
■ e/ !■«<. i ci an - . je va ci en ji \ ienl
eas, je pa iar ci Bas, par c/ dedea . Et, parlai»
lieu plus I disons : il est // c//^, va /i cas, jt
viens de /i eas. Et ne faull pas escrire leaas, non plus qui
i céans a bon vin -, mais liens, ciens. » — (Gram. /'/•., 1569
Ramus se borne a classer céans parmi les adv. de lieu. — (Gr. /'/•. '1- 1'. 'I- la Ramée, 1577.)
En 1645, Aul. Oudin écrit: <■ céans, i, e, en i et m
se mel point en parlanl d'une chambre ; leans est antique 1 hors d'usage; de cran,;. » l Gv. fr. rapportée au langage <li /'•/«/<-, p. 201.)
L'Acad. IV. admet céans dans toutes ses éd. el constat) mai- seulement depuis celle de 1835, qu' « il vieillit. ■>
Les Lexiques n'ont relevé aucun exemple de ce vieux mo dans Malherbe ni dans Corneille.