Vous n'irez pas loin que je ne vous rejoigne
COBJI. l'Ail.
2° c). Que, car... Comme en espagnol que... :
— « Où est-elle, que je ne la voy point ? »
Bourg. //eut. p. 80.
En espagnol : Kn donde esta, que no la veo?
2° d). Qu>'. . ., sinon:
— m Descendons-nous tous deux que de bonne bourgeoisie? »
Bourg, (jent. p. Ils.
1».' même :
1537. Qu'ont-ils fait qu'obéir à leur mère? » — Corn. Médée.
1318. Hélas! et qu'ai-je fait que de trop rous aimer?
Rac. Bércu
Construction de la phrase :
1° Inversions ; vers dans la prose:
Qui manquera de constance,
Le puissent perdre les Dieux! — Bourg, gent^ p. 19.
c. à. d. que les Dieux puissent perdre celui qui...
— « Allons de cette belle histoire informer ma maistresse. »
Ibi . p ,
— a Voilà de tant d'amitié la digne récompense! »
Ibid. ]). 98.
On voit ici la tendance de Molière à jeter des vers ou tou
faits, ou presque faits, dans sa prose, comme s'il avait voulu écrire en vers cette comédie :
De cette belle histoire informer ma maistresse,...
Bourg, gent. p. 95.
Mettez-vous là, mon gendre, et disnez avec moy.
Bourg, gent. p. 121.
2° Plût a Dieu, avec un infinitif :
— « Plût à Dieu l'avoir tout-à-l'heure, le fouet,... et sçavoir. »
Bourg, gent. p. G6.
De même :
— « Plût à Dieu y être encore ! »
SÉv. à M™ de Gr. 20 janv. 1672.
— « Plût à Dieu avoir encore quelque petite somme portative! »
Id. à J/me de Gr. i décembre 1689.
3" Indicatif pour subj onctif, après un superlatif :
— « C'est une affaire... la plus pleine d'honneur pour vous qui se peut (puisse) souhaiter. »
Bourg, gent. p. 167.
De même :
— « C'étoit le plus beau repas» . . qu'il est possible de voir. »
Sév. à }[""> de Gr. 23 mars 1689.
Mme de Sévigné emploie très souvent cette forme.
4° Proposition sousLenlendue :
— « Et afin, madame Jourdain, que vous puissiez avoir l'esprit tout-à. fait content,... c'est que (je vous dirai ceci, c'est que) nous nous servirons du mesme notaire. » — '- Bourg, gent. p. 175.
— « Il y a bien loin en ce païs-là », c. à d. « pour aller d'ici dans ce vays-là ». — Bourg, gent. p. 1-il.
Cours (rompre le) à, rompre le cours de :
— « Pour rompre le cours à toutes les dépenses. »
Bourg, gent. p. 162.
De même :