faut, dis-je, pour rompre à toute chose cours
Mol. L'Étourdi.
Cuistre
liiez, t. p. 34,
mble que le mol fût alors assez nouveau dans le premier Diot. où on le rencontre avanl 1660, asl t. dei
rimes de 1648, où il est imprimé en ital., comme tous les mots bas, vieux ou bu On le retrouve en 1660 dansle Dict.
fr.-ital. de Duez, qui lo traduit : cuoeo di scolari, cui d'écoliers, — ci dans la -• part, du Trésor des deuxlang. t'r. et esp. par Ces, Oudin, qui le traduit par capigorvon, guisa» ilm- de estudiantes, et qui ensuite retraduit ainsi ces mots; « capigorron, un escolier qui porte le manteau et le bon
longue; valet d'escoliers, cuistre; guisador dé
estudiantes, cuisinier d'étu liants. » — Richelet, en 1680, dit :
.//v, vallet de collège; homme qui esl tout à fail du col-
4ui sent la crasse du collège et qui a l'air et l'humeur d'un
franc pédant. »
En 1G38, dans une lettre du 30 décembre, Chapelain écrit à Balzac : « Il (le P. Labbé) ne s'est fait stamper que pour sln leu par les grinielins et les cuistres. »
Dadais :
— « Le fils du gentilhomme de nostre village... est... le [dus sol dadais que j'aye jamais vu. »
Bourg. Gent. p. 119.
En 1611, Cotgrave admet le mot dadeo dans le sens de bavardages, jeux d'enfant; souffrir à un enfant toutes ses dadées, c'est le gâter (to cocker). Le mot ne reparaît plus qu'en 1660, dans le Dict. fr. ital. de Duez, et dans le Très, fr.-esp. d'Ant. Oudin ; l'un et l'autre font précéder dadée de dada et de dadais ou dadiÛe.
1° Dict. fr.-Ital. : dada, parole enfantine pour dire un cheval;
— dadéc, bambineria, enfantillage ; — dadais ou dadifle, minchione, c.-à-d. badin, sot ou niais.
2° Dict. fr.-esp., dada, mot d'enfant: cheval — dadéc, nineria, enfantillage; — dadais ou dadifle, desalinado, c.-à-d. désagencé, lourdnut, maladroit, inepte, messéant, sot...
M. Littré dit avoir trouvé le mot dadais au XVI" siècle el cite Oudin : c'est une erreur, puisque Ant. Oudin, père de César, est né en 1595.
Le Dict. de l'Acad. dans sa 2" éd., 1718, admet, avec le sens de iiiais, ce même mot, qui ne paraît ni dans Richelet (1680 et 1719), ni dans Furetière, 1688, ni dans sa lre éd. 1694, ni même plus lard, en 1732, dans le Dict. de Trévoux.
Déshabillé :
— « Voicy encore un petit des-habillé, pour faire le matin mes exercices. »
Bourg, gent. p. 8.
— « Elle paraît ordinairement... en simple déshabillé, sans corps. »
La Brut. cb. Des Femmes, 73.
— « Le déshabille, dit Richelet, c'est la robe de chambre d'une dame, les habits qu'une dame met lorsqu'elle ne sort pas. »
Dessus (un). — Voy. la note, sur la p. 22, p. 213.
Diautre, employé par euphémisme pour diable :
— « Diantre soit la coquine ! »
Bourg, gent. p. 72.
M. Godefroy, dans son Dict. de la lang. fr. avant le XVIe siècle, ne donne pas ce mot; on le rencontre au XVI" dans Rabelais, etc. Cependant il n'est encore admis ni dans Rob. Est., 1539 et 1549, ni dans Nicot, 1573, 1606, 1618; mais on le trouve dès 1611 dans Cotgîave, puis en 1648 dans le Dict. des rimes, dans Duez et dans Oudin en 1660, dans Richelet en 1680.
Voy. dans cette coll. notre lexique de L'Avare.
Dieux :
— « Au Hum des ihnii ' je ne ?em pas. ».
p. ni
Par suite du même Bcrupule religieux qui faisait dire templ pour église (voy. nos notes -m- Les Préc. rid., p. 91), djanti pour diable (yoy. ci-dessus, ci notr I L'Arare), et pa
suite aussi de La tradition païenne, toujours vivace, qui était en core d dans L'Art poét. de Despréaux, l'auteur des ver
delà 3* journée de L'Ile enchantée, vantail dans la Reine-Mère Anne d'Autriche,
Sun culte si connu pour le culte des Dieux ; Molière faisait dire à Anselme, dans L'Etourdi, II, iv: